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            André Ledoux a été invité à participer au Congrès international Paroles d’hommes qui s’est tenu à Bruxelles les 17 et 18 octobre 2008.  Voici un compte rendu de l’événement qui a réuni environ 200 personnes représentant, en plus de la Belgique,  la France, les Pays-Bas,  la Suisse, le Canada, etc.

         L’organisme belge, Relais-Hommes, était responsable de l’événement. Fondé en mars 2005 à Bruxelles, le Relais-Hommes est un centre d’information, de services et de réflexion destiné prioritairement aux hommes dans le but de faire évoluer la condition masculine dans la société, selon un esprit d’égalité des chances. Organisme à but non lucratif et administré bénévolement, ses représentants siègent au Conseil wallon de l’Égalité des hommes et des femmes. Le Relais-Hommes publie Calumet, Paroles d’hommes, un bulletin trimestriel d’information et de réflexion et alimente un site internet qui présente notamment une bibliographie de plus de 300 titres sur la condition masculine. Enfin, ce Congrès international s’est déroulé sous la présidence d’honneur d’Yvon Dallaire, psychologue et sexologue de Québec, très engagé dans le développement de  la condition masculine.

            C’était le troisième congrès de Relais-Hommes, après celui de Genève (2003) et de Montréal (2005); le thème principal était Hommes : état des lieux, avec des grandes lignes de force comme Vers de nouvelles identités masculines, Travail, vie personnelle et santé, Violence dans le couple, etc.

            L’exposé de Luc-André Defrenne, porte-parole du Réseau Hommes Belgique m’a particulièrement interpellé puisqu’il a traité des groupes de parole qui sont mis sur pied à travers le pays. Lancés d’abord par Guy Corneau, ces groupes rassemblent des hommes aux prises avec des difficultés et qui ont le goût d’échanger pour trouver des solutions à leurs problèmes. J’ai posé une question pour en savoir plus sur le recrutement de ces hommes. L’organisme mise d’abord  sur des contacts au sein des différents milieux, que ce soit au travail ou lors des activités de loisirs et il peut aussi compter sur une forme de publicité à la radio ou dans les journaux.

            La communication du Québécois Yvon Dallaire  ne manquait pas d’intérêt. En effet, on sait que cet auteur dont la réputation n’est plus à faire soutient que l’hominisme, un néologisme, et le féminisme peuvent fort bien se compléter pour en arriver à un humanisme des plus vivifiants. Yvon Dallaire a toujours prêché la bonne entente, la collaboration et la complémentarité entre la femme et l’homme, tout en examinant le vaste domaine de la vie de couple, préoccupation qui lui vient de ses nombreuses années de consultation clinique.

            Ni misogyne ni misandre, comment parler des hommes et des femmes hors des idéologies ?, tel était le sujet de l’atelier de Patrick Guillot. L’auteur de La cause des hommes a expliqué le concept de misandrie; comme on le sait, l’aversion contre les hommes est devenue une réalité qui s’est installée petit à petit dans nos sociétés sous l’influence du féminisme radical. Patrick Guillot a aussi mis en garde son auditoire contre les effets de la comparaison entre les femmes et les hommes qui aboutissent souvent à une systématisation inappropriée des jugements,  source d’une lutte malheureuse entre les sexes. Pour ne citer qu’un exemple,   on compare la part de la femme et de l’homme quant au le travail domestique et l’on affirme ensuite que les hommes s’impliquent peu à la maison…  affirmation qui exige des nuances. L’atelier a donné lieu à des échanges fructueux qui ont nourri la réflexion des participants.

            Le Relais-Hommes entend nouer une collaboration étroite avec d’autres institutions ou regroupement pour étendre notamment son influence à travers la francophonie.  Il a des représentants au Québec et le prochain congrès aura lieu dans deux ans, fort probablement en France.

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Loin d’être l’antichambre de la mort, la vieillesse est un temps pour vivre :  un temps pour penser, pour dialoguer, pour aimer, pour agir, etc. Un beau temps, sain, noble, comme la vie elle-même.

 

                                                                  Guy Durand

                                                                                            

 

            Dans La touche étoile, Benoîte Groulx traite du vieillissement, surtout au début de son dernier roman. Elle écrit notamment que c’est aussi pénible d’être âgé que d’être obèse. Avec cette différence… de taille… que la vieillesse est sans remède.  Elle en remet quand elle ajoute :  En plus d’ouvrir la porte à bon nombre de maladies, la vieillesse est une maladie en soi. Il importe donc de ne pas la contracter.

 

            Ce n’est pas le premier écrivain qui décrie le 3e âge. Chateaubriand affirmait que  la vieillesse est un naufrage, les vieux sont des épaves ! Et ces mots affreux devaient être repris  par  Charles de Gaulle à l’Assemblée nationale française.

 

 Ce sont là des propos fort impertinents qui nourrissent les mythes du vieillissement.  Trop de gens considèrent cette phase de la vie comme vouée aux déboires, à l’échec et aux frustrations de toutes sortes. En effet, ils croient que les vieux sont improductifs, souvent malades, souffrent de déclin intellectuel quand ce n’est pas de sénilité

                                  

            Quand on vieillit, il est d’abord primordial d’accepter que nous sommes arrivés à une autre étape de notre vie, même si les pertes du vieillissement s’amènent subtilement. L’oreille qui entend moins bien, la peau et ses ridules accompagnées de taches brunissantes, le médecin vous prévenant d’un début de cataracte, la calvitie, le sens gustatif qui s’émousse et les raideurs articulaires souvent présentes le matin… Il faut faire avec, disent plusieurs et c’est précisément ça accepter les pertes du vieillissement.  La force de l’âge, n’est-ce pas de vivre son âge !

 

            Tout le monde sait aussi que la mémoire fait des siennes quand on franchit le cap des 60  ou 70 ans. Ne pas se rappeler un nom propre ou ne plus savoir ce qu’on vient chercher dans une pièce, ce sont des difficultés banales dont il faut rire. Les pertes graves de mémoire, vérifiables par des tests, peuvent être annonciatrices d’un déclin sérieux lié à la maladie d’Alzheimer. Comme le dit la boutade, si vous vous ne souvenez pas où sont vos lunettes, ça peut toujours passer;  si vous avez oublié que vous devez porter des lunettes, c’est dramatique.

 

            Mais le grand problème, c’est que les choses s’amplifient avec le temps. Ce seront les prothèses auditives pour celui-ci, les interventions chirurgicales plus ou moins mineures pour celle-là et pour d’autres, les débuts d’une autonomie un tant soit peu réduite : l’arthrose se sera attaquée à la hanche ou à un genou. Passons sous silence l’apparition des maladies dégénératives qui peuvent, bien sûr,  présenter des rémissions alors que certaines, comme les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer marqueront  un accroissement de la dépendance… Là comme ailleurs, l’acceptation difficile, qui n’a rien de l’abandon du combat,  devra être au rendez-vous.

 

            Sur le plan des relations humaines, la perte des proches ou des amis représente souvent des coups durs pour les aînés que nous sommes. Avec raison, certains peuvent fort mal réagir surtout quand il s’agit d’un membre de la famille. La mort d’un conjoint est une des plus grandes épreuves à traverser… les souvenirs demeurent et la blessure ne se referme pas. Nous ne sommes pas  habitués à ces départs puisque nous nourrissons souvent, dans notre quotidienneté,  la fallacieuse impression que nous sommes immortels :  ce sont les autres qui meurent, ceux que l’on ne connaît pas…

 

            Non seulement ces pertes ont-elles un impact direct sur la vie personnelle, mais elles ont des effets négatifs sur le sens de l’identité, l’image de soi, le système de valeurs et l’espoir en l’avenir.  Malheureusement, personne ne peut échapper à ce déclin et chacun y réagit à sa manière. Les uns se montrent pessimistes, voire fatalistes, ce qui décourage en eux tout effort de croissance. D’autres verront les choses d’un Å“il différent et décideront de profiter de cette dernière étape de la vie pour continuer à progresser.

 

            Auteur de plusieurs ouvrages de gérontologie, le professeur Jacques Laforest soutient : Personne ne peut espérer de bien vieillir s’il n’assume pas les pertes de la vieillesse et la perspective de la mort prochaine qu’elles annoncent.  C’est le point critique où se dessine l’orientation définitive d’une vieillesse :   ou bien ce sera la plénitude d’une vie à l’approche de son sommet, ou bien ce sera la tristesse de la mort déjà commencée.   Une réalité demeure toutefois incontournable :  pour  mieux  accepter les effets du vieillissement et pour vivre plus longtemps, les aînés doivent composer avec les phénomènes liés au  crépuscule de la vie. Ils doivent retrouver leur joie de vivre et  réfléchir à ce qu’ils deviennent dans un climat de sérénité et de lucidité, sans oublier…  qu’ils ne sont pas immortels, ce qui donne tout son prix à la vie.

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Mieux s’alimenter pour mieux penser !

Vérité souvent ignorée, nos aliments exercent une influence prépondérante sur le fonctionnement de notre cerveau. Notre régime alimentaire nous renseigne sur différents états psychologiques qui peuvent nous animer au cours de la journée. Capacité de concentration, réaction de la mémoire, tendance à la dépression ou à l’anxiété,  propension à l’agressivité, tous ces phénomènes sont souvent reliés à la nature des aliments consommés. De nombreuses expériences scientifiques ont démontré, d’une façon évidente, les effets immédiats  des glucides (sucres), des protéines, des matières grasses ou des stimulants sur l’humeur ou l’énergie mentale.
Vous me permettrez de passer sous silence les explications neurologiques de cet art de nourrir l’esprit.  Disons tout simplement, avec l’auteur Jean Carper, journaliste scientifique américaine, que « la consommation d’aliments riches en glucides tend à affaiblir les fonctions cérébrales et que les protéines alimentaires s’opposent en général aux effets de lourdeur et d’indolence souvent liés à l’absorption des glucides (…) Les glucides, notamment le sucre raffiné, exercent en général un effet dépresseur sur le cerveau. Les aliments riches en protéines, par contre, aiguisent les fonctions cérébrales. »
Il va sans dire que le petit déjeuner joue un rôle de premier plan  dans la gestion énergétique de la journée. Si l’on désire d’abord bien fonctionner le matin, la consommation de fruits, de céréales ou de pain de blé entier, de yogourt  ou de fromage,  vous évitera le coup de pompe de la fin de la matinée. Toute votre journée se ressentira avantageusement  d’un petit déjeuner substantiel.
Les repas copieux souvent terminés par de succulents desserts alourdissent non seulement le corps, mais aussi l’esprit. Et votre travail risque d’être moins efficace par la suite. Pour mieux performer dans ses activités de l’après-midi, il importe  de manger plutôt légèrement le midi et de se nourrir de protéines dont voici quelques bonnes sources:  poissons de mer, crustacés, poitrine de dinde, noix et légumineuses, accompagnés de pâtes ou de pain. Ces aliments stimulent l’activité cérébrale, tout en améliorant l’attention et la concentration.
Un dernier conseil :  si vous allez à la pause-santé vers 15 h,  le café, sans excès,  peut être bénéfique, mais  les friandises ou les viennoiseries risquent d’endormir vos facultés mentales, quelque temps après les avoir consommées, d’où parfois cette fatigue et cette  torpeur chez plusieurs vers la fin de l’après-midi !  Dites-moi comment vous vous nourrissez et je vous dirai comment vous pensez !

André Ledoux

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