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Archives pour février 2009

Être bien dans sa peau !

Il nous arrive tous de rencontrer des gens qui se plaignent de tout et de rien, souriant rarement et, surtout, qui ne semblent pas très enclins à jouir de la vie. Ils ont souvent une attitude défaitiste et les personnes de leur entourage ne manquent pas de s’en plaindre allègrement.

La plénitude de vivre, le sens de l’humour, du dynamisme, la sérénité et le calme sont souvent les qualités de ceux et de celles qui sont bien dans leur peau. Ils sont à l’abri des inquiétudes profondes, du moins, ils ont trouvé les moyens pour bien gérer leur stress et ils savent appliquer des solutions à certains problèmes de leur quotidien. Sans être capables de répondre à toutes les questions existentielles, par-dessus tout, ces personnes savent souvent en quoi consiste le bonheur.

Un état d’esprit

Il existe des prédispositions au bonheur, une façon de penser, une attitude face à la vie qu’on retrouve chez les gens heureux. L’être plutôt que l’avoir crée la joie de vivre et penser d’une manière constructive influence notre quotidien : la pensée façonne notre manière d’être. Il est impossible d’être heureux si on laisse notre esprit s’embourber dans les soucis, le pessimisme, les inquiétudes, la rancune et les idées malheureuses. La pratique de la pensée positive demeure donc primordiale dans cette quête du bonheur. Bien que certains y croient peu, les bienfaits en sont palpables. Il faut se répéter : Ça va très bien aujourd’hui ! Je suis heureux ! La vie est belle, il faut l’apprécier !

Si, à cette façon de penser, on ajoute des sentiments de force, des convictions personnelles, notre bonheur n’en sera que plus grand. Il est ainsi essentiel de contrôler, dans une bonne mesure, les gestes et les événements de sa vie au lieu d’être conduits par les circonstances; il faut reconnaître les bienfaits dont nous sommes gratifiés comme un bon état de santé, l’affection que notre famille et nos amis nous portent, le fait de vivre dans un pays riche et paisible, etc. Bien entendu, cela suppose une prise de conscience de ce que nous sommes jointe à une capacité de réflexion sur notre entourage et le sens de la vie.

Le bonheur est simple

Il n’est pas exagéré de soutenir, par ailleurs, que le bonheur est relativement simple puisqu’il se trouve souvent dans les petites choses de notre existence. Ne doit-on pas être un peu comme les épicuriens qui ne ratent jamais l’occasion de trouver du plaisir partout où ils se trouvent : écouter une pièce musicale préférée, faire une randonnée en forêt à l’automne, admirer les vagues déferlantes au bord de la mer, regarder une bonne entrevue à la télé, prendre une douche calmante, savourer un excellent repas en agréable compagnie, jouer au golf sur un parcours enchanteur, lire le journal avec un chat qui dort sur ses genoux… L’écrivaine, Chrystine Brouillet, dans une entrevue accordée à la revue Châtelaine, avoue bien humblement : Il n’existe pas un Bonheur, mais plusieurs petits bonheurs… et la faculté de les apprécier. Le regard clair de mon amoureux, l’odeur de la fourrure de mon chat Valentin quand il rentre du jardin, le parfum des feuilles de shiso, si subtil, si mystérieux (…) Un tableau représente tout à fait mon image du bonheur : Le déjeuner sur l’herbe, de Manet, joyeux, serein, gourmand, sensuel. Bref, beaucoup d’ouverture à la vie et à ce qu’elle accorde à toute heure du jour et de la nuit… À tous les âges !

L’estime de soi

D’autre part, c’est une lapalissade : pour aimer la vie et les autres, pour être heureux, il faut s’aimer soi-même et nourrir une saine estime de soi. Le philosophe et poète français, Bernard Fontenelle, n’a-t-il pas dit : Le plus grand secret pour le bonheur, c’est d’être bien avec soi. Beaucoup plus intériorisée, l’estime de soi est inséparable d’une appréciation de soi-même, du sentiment bien ancré de notre valeur et de notre importance. C’est être bien dans sa peau. La confiance en soi, une fois de plus, la connaissance de soi, l’implication sociale ou familiale et un sentiment de compétence sont habituellement les composantes de l’estime de soi. Le manque d’estime de soi amène un repli sur soi-même et conduit à des difficultés dans la vie quotidienne, quand ce ne sont tout simplement pas des tendances dépressives ou suicidaires.

L’engagement

Être bien dans sa peau incite souvent à la générosité et à se dévouer pour les autres; cela est nécessairement bon pour la santé et garde en forme. Nous en voulons pour preuve le bénévolat des personnes aînées. En effet, d’après une recherche de l’Université du Michigan, les sujets âgés qui se sont adonnés au bénévolat pendant sept ans ont abaissé de 67% leur taux de mortalité. Le bénévolat conduit donc à des relations interpersonnelles qui ne peuvent que rendre plus heureux dans l’accomplissement de soi. Sans compter, comme l’explique si bien Élisabeth Kübler-Ross, que les gens heureux sont les moins égocentriques. Ils consacrent spontanément du temps au service d’autrui. Ils sont souvent plus aimables et pardonnent plus facilement que les gens malheureux, souvent égoïstes, tandis que le bonheur accroît notre capacité à donner.

Oui, pour bien vieillir et rester jeune dans son esprit, son cœur et son corps, il est primordial de bien se sentir dans sa peau, source première, finalement, du bonheur. Et comment ne pas se rappeler ces mots de Voltaire : J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé !

André Ledoux

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Le glutathion si nécessaire à notre santé

Le manque de glutathion dans les cellules est l’une des causes premières du vieillissement accéléré (…) Si vous ne consommez pas assez de glutathion, attentez-vous à voir vos forces décliner rapidement avec l’âge et à mourir jeune.

Jean Carper, Les Aliments pour rester jeunes

Pour se protéger notamment contre les radicaux libres, cause d’un grand nombre des maladies, l’organisme possède deux sources d’antioxydants :

· Un système interne majoritairement enzymatique basé sur l’activité des protéines, des acides aminés et d’enzymes comme le glutathion peroxydase, le glutathion transférase, le glutathion réductase, le superoxyde dismutase et la catalase.

· Un système externe et non enzymatique : les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments obtenus par l’alimentation et la supplémentation.

Le chef de file du système endogène est le glutathion (GHS) dont le cycle est une merveille de notre corps. Plus de 200 maladies - cancer, sida, fatigue chronique, arthrite rhumatoïde, asthme, allergies, etc. - ont été identifiées chez des patients qui possédaient une faible teneur de glutathion dans leur organisme. On sait que le GSH diminue avec l’âge, jusqu’à 35 % après 50 ans.

Le glutathion est un tripeptide que le corps produit à l’intérieur de ses cellules. Avec l’âge, cette substance décroît à un point tel que, vers 65 ans, on a perdu plus de 40 % du glutathion dans notre organisme. Pour le fabriquer, la cellule requiert trois acides aminés : l’acide glutamique, la glycine et la cystéine. Cette dernière est la plus essentielle et la plus rare, alors que les deux autres sont abondants dans notre alimentation. La cystéine est apportée à la cellule sous forme de cystine qui se transformera en deux molécules de cystéine, lesquelles se combineront alors aux deux autres acides aminés nécessaires à la synthèse du glutathion qui nettoie la cellule de ses impuretés et la rend saine et normale.

Comme le dit si bien Frédéric Le Cren,

le glutathion optimise le système immunitaire et combat les virus et les bactéries;

il désintoxique le corps en se liant aux toxines et aux polluants;

il est le plus puissant antioxydant naturel et régénère les vitamines antioxydantes.

Le GSH aide à développer la masse musculaire du corps, prévient et traite les maladies gastro-intestinales, protège le système cardiovasculaire et ralentit le processus de vieillissement.

On a même démontré que, lors des traitements de chimiothérapie, un taux suffisant de glutathion permettait de protéger les cellules saines des effets dévastateurs de ces médicaments aux effets indésirables fort nocifs : moins de perte de cheveux, moins de nausées, moins de vomissements. Selon les Drs Passwater et Balch, le glutathion est l’élément actif le plus important pour lutter contre le stress oxydatif. Il serait l’as des antioxydants, selon John Pinto, du Memorial Sloan Kettering Cancer Center, à New York.

Des carences en glutathion sont une des causes premières du vieillissement accéléré, d’après le biochimiste Calvin Lang de l’Université de Louiseville, au Kentucky. Avec suffisamment de glutathion dans les tissus et le sang, on peut espérer vivre mieux et vivre vieux. Même chez les personnes très âgées, un meilleur taux de glutathion dans leur organisme permet de mieux résister à la maladie.

Le glutathion est un marqueur biologique pertinent de la maladie chez les gens de 60 ans et plus. Il exerce son influence sur deux sites différents, soit les voies intestinales, soit la circulation sanguine. Il est important de reconnaître que la vitamine C et le sélénium contribuent à augmenter le taux sanguin de glutathion. D’après des chercheurs de l’Université de l’Arizona, le taux de glutathion a augmenté de 50 % dans les globules rouges de sujets à qui on a fait prendre des doses quotidiennes de 500 mg de vitamine C. L’interruption de ce complément de vitamine C a toutefois provoqué une baisse des taux de glutathion en une semaine.

Il existe maintenant sur le marché un aliment extraordinaire qui peut rehausser le taux de glutathion de l’organisme. Il s’agit de l’isolat de protéines de petit-lait qui offre un équilibre indispensable en acides aminés pour la croissance des cellules nouvelles. C’est une réserve importante d’immunoglobulines essentielle à la fonction immunitaire. Supplément idéal pour toute personne atteinte d’une agression aiguë ou d’une maladie chronique.

Prendre de l’isolat de protéines de petit-lait, c’est investir avant tout dans son capital santé. Ce produit est destiné aux personnes bien portantes et aux grands malades victimes des pathologies dégénératives.

André Ledoux

Références

Carper, Jean, Les Aliments pour rester jeunes, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1997, 378 p.

Le Cren, Frédéric, Les Antioxydants, La révolution du XXIe siècle, Montréal, Les Éditions Quebecor, 1999, 225 p.

Ledoux, André, Vivez mieux, Vivez plus vieux, Éditions de Mortagne, 2006, 427 p.

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