Retourner au menu BLG Accédez à l'ensemble de la blogosphère de blogauteurs.net Accédez à notre revue de presse Visitez le Square littéraire de nos auteurs Accédez directement à notre boutique en ligne

Archives pour mai 2009

Plus d’un s’en étonnera :  le fait de réduire sa consommation de nourriture constitue un moyen indiscutable pour atténuer les effets du vieillissement et de vivre plus longtemps. Bien des gens ignorent malheureusement que prendre un repas copieux,  composé notamment de viande rouge, de pommes de terre, de vin et d’un dessert sucré, le tout précédé d’un apéritif,  met à rude épreuve les fonctions digestives.  Si de tels repas sont souvent consommés dans la semaine, s’ils font partie des habitudes alimentaires, il peut en découler un encrassement et des surcharges dans l’organisme qui finissent par faire vieillir et menacer la santé. L’homme creuse sa tombe avec les dents, comme le veut l’adage.

                        Bien sûr, l’idée d’une diminution des calories n’est pas nouvelle puisqu’on raconte que, à l’époque de la Renaissance, Luigi Cornaro écrivait une retentissante autobiographie intitulée L’Art de vivre longtemps. Cornaro vivait dans un milieu aristocratique et abusait de bien des plaisirs, surtout ceux de la table et, à 37 ans, son état de santé était devenu critique. Il décida alors d’adhérer à un régime de restrictions alimentaires sévères jusqu’à la fin de sa vie… à l’âge de 103 ans!  Diminuer environ de 30 % sa ration quotidienne, selon les tenants du régime hypocalorique, garantirait  jusqu’à 20 % de vie supplémentaire et une santé sans faille.

                        Ce sont surtout les expériences de laboratoire qui ont révélé les vertus des restrictions caloriques.  En effet, selon les recherches du  pathologiste Roy L.Waford, directeur du Gerontology Research Laboratory de la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles,  les rats soumis à des restrictions caloriques graduelles connaissent une meilleure santé, résistent davantage à la maladie et augmentent sensiblement leur durée de vie, toute comparaison faite, bien entendu, avec des rats soumis à un régime normal. 

On sait qu’un Américain ingère en moyenne 2 500 calories par jour et qu’un Français, 2 300. Dans un  régime de restrictions caloriques comme celui d’Okinawa,  une personne s’en tiendra à environ 1 800 calories. Chose étonnante, cette restriction n’affame pas et se fait sans privation :  la densité calorique moindre des aliments et leur valeur nutritive expliquent le phénomène.

Le Dr Walford, un septuagénaire, a adopté lui-même un régime hypocalorique :  il consomme quotidiennement entre 1 500 et 2 000 calories, soit 30% de moins que le nombre de calories recommandées généralement aux personnes de son âge et de sa taille. Il faut ajouter que l’éminent médecin se supplémente :  il prend, tous les jours, 1 000 mg de vitamine C,  300 UI de vitamine E, 100 mg de sélénium et 30 mg de coenzyme Q10. 

                        En fait, les restrictions caloriques diminuent la production des radicaux libres, augmentent considérablement les antioxydants internes - des enzymes extrêmement efficaces – et peuvent hausser jusqu’à plus de 30 % l’efficacité des défenses immunitaires sans compter que l’organisme ralentit sa circulation de glucose et d’insuline, facteurs de vieillissement.  Le Dr Alain Butnaru et le Dr Daniel Sister, dans leur ouvrage La Médecine anti-aging, soutiennent :

 

1 - Tout ce qui dépasse la quantité nécessaire à chaque catégorie d’aliments se transforme en déchets qui le surchargent. Les matières accumulées dans les organes de la digestion troublent leur fonctionnement normal. En occupant une place naturellement réservée aux cellules qui ne peuvent plus se développer normalement, ces déchets bloquent leur fonction d’élimination avec à la clé des risques d’obésité, de constipation et d’infections diverses.

2 -  Par réaction d’autodéfense, l’organisme essaie de compenser l’excès de nourriture par un ralentissement de la digestion et de l’assimilation. Cette inadaptation se traduit par des troubles de l’estomac, de l’intestin, du foie et des reins.

3 -  Les processus chimiques et physiques déclenchés par l’absorption d’une quantité excessive de nourriture provoquent une dépense d’énergie disproportionnée. L’excès de nourriture ne pouvant être assimilé est rejeté sans avoir été utilisé par l’organisme. 

 

             De plus, la sous-nutrition, avoue le Dr Walford, intensifie le plaisir de vivre, en particulier ces plaisirs intellectuels que procure un esprit alerte.  Les restrictions caloriques misent évidemment sur une alimentation de qualité pour éviter la malnutrition. Enfin, ce régime  ne convient pas à tous :  les enfants, les adolescents, les personnes très âgées ou gravement malades ne devraient pas y souscrire.

 

                                                                         André Ledoux

 

 

Partager et découvrir:
  • Scoopeo
  • Publieca
  • Voir
  • Canoe

Comments 3 commentaires »