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Archives pour juillet 2009

Trop de gens ignorent les bienfaits du bénévolat dans la vie économique.

J’apprenais tout récemment que l’action bénévole a permis à l’État américain d’économiser la rondelette somme de 12  milliards de dollars en 2008. Au Québec, pour la même année, les bénévoles ont fait épargner à leur gouvernement la somme de 650 millions de dollars. C’est inimaginable et, dans ces temps de crise financière, les bienfaits du bénévolat sont exemplaires;  nous sommes bien loin des escroqueries d’un Earl Jones.

Contre vents et marées, les bénévoles continueront à se dévouer à diverses causes pour aider leur prochain et pour atténuer la misère, la pauvreté et la souffrance… Qu’ils soient salués et nous leur exprimons toute notre reconnaissance. Sans ce bénévolat, que seraient nos sociétés ?

André Ledoux

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           Il faut observer les hommes, les retraités, par exemple, dans les centres commerciaux, sur les terrains de tennis ou de golf, dans la rue, à la bibliothèque, pour constater qu’ils ont généralement l’air vieux, dans le sens péjoratif de l’expression. Ils vieillissent plus mal que les femmes. Deux facteurs sont souvent à l’origine de ce vieillissement que je qualifierais de prématuré : le grisonnement, la perte des cheveux et un surplus de poids qui les rend bedonnants. De plus, les hommes ne se préoccupent pas tellement de leur apparence et la santé est le moindre de leur souci : digestion pénible, maux de tête fréquents, morosité, humeur noire, douleur articulaire, peu importe, ils se disent que ça va passer ! Ils se moquent trop souvent de  la prévention et des examens de dépistage,

         Quel contraste entre ces femmes et ces hommes de 50 ans et plus !  Les femmes ont appris à bien vieillir dans la mesure où elles savent prendre les moyens pour retarder les outrages du temps. Elles se maquillent depuis belle lurette, jettent leur dévolu sur des vêtements à la mode et rendent visite à leur esthéticienne; elles prennent un soin jaloux de leur coiffure, n’hésitent pas à changer la couleur de leur chevelure et plus d’une fait appel à la chirurgie plastique. Rien d’étonnant à ce que des femmes de 75 ans en paraissent 60… Bref, elles savent jouer de tous les artifices qui font paraître jeunes, sans oublier les attitudes ou le comportement qui aident à conserver un cœur jeune et un esprit pétillant.

            Les hommes ont peu  recours aux artifices comme la coloration des cheveux, le maquillage, les soins esthétiques et même la chirurgie. Il est plus facile de se laisser aller que de faire des efforts… Les hommes vieillissent mal, vous dis-je. Et après ? Ne faut-il pas faire fi des canons de la vie sociale et oublier définitivement l’adage américain : Image is everything ?  Être au lieu de paraître ! Oui,  nous sommes toujours aux prises avec des contradictions et de l’ambiguïté !

            S’ils s’occupaient davantage de leur santé et de leur allure, s’ils s’adonnaient plus régulièrement à l’activité physique, les hommes resteraient jeunes et vivraient beaucoup mieux les dernières décennies de leur vie. Les besoins en santé de la gent masculine sont plutôt évidents.  Selon la travailleuse sociale et agente de recherche, Francine Leduc, les données de surveillance de l’état de santé et bien-être des hommes nous indiquent que :

 

·        leur espérance de vie est plus faible par au moins 5 ans;

·        les taux de mortalité des hommes sont plus élevés à tous les groupes d’âge;

·        ils se suicident de 4 à 6 fois plus que les femmes, et ce, alors qu’ils sont encore dans la force de l’âge;

·        ils sont plus souvent victimes d’accidents de toutes sortes;

·        ils sont plus souvent privés de leurs enfants dans les cas de rupture conjugale;

·        la pauvreté des hommes est souvent sous-évaluée ou minimisée;

·        la détresse des hommes n’est pas mesurée de façon adéquate, plusieurs chercheurs s’entendent pour le dire;

·        ils utilisent beaucoup moins les services de santé;

·        la souffrance des hommes n’est pas toujours reconnue;

·        les ressources spécifiquement dédiées aux hommes représentent le plus souvent moins de 10 % du total des ressources spécifiquement dédiées selon le sexe.*

 

               La santé mentale des hommes est aussi préoccupante. À part le suicide plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, de nombreux hommes souffrent de troubles de la personnalité, tels les comportements antisociaux, le désordre obsessif-compulsif, l’alcoolisme, etc. La dépression est également répandue chez eux et les pères de famille recomposée ou monoparentale éprouvent souvent un degré plus élevé de détresse psychologique que ceux des familles normales.

                Pour améliorer leur sort, les hommes doivent prendre conscience de leur état psychologique et physique, manifester une volonté de rester jeunes et en prendre les moyens, tout en se rappelant que la santé est un bien inestimable fortement liée à un vieillissement heureux.

 

                                                                                              André Ledoux

__________________________________

 

* LEDUC, Francine, Des données et des hommes : un autre profil… des réalités différentes en ligne à l’adresse  http://www.parolesdhommes.com/2005/A7_FrancineLeduc.doc  (consulté le 5 juillet 2009)

 

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