Archives pour la catégorie “actualités”
Point besoin d’être sociologue, c’est un fait avéré, nous vivons dans une société de plus en plus féminisée et les hommes n’ont plus la cote, particulièrement au Québec. Regardez dans les médias et observez bien vos relations sociales. Les femmes sont de plus en plus présentes dans l’espace public. Bien sûr, il faut s’en réjouir, c’est un juste retour des choses. Cette prédominance de l’influence féminine, et c’est là où le bât blesse, affecte un certain nombre d’hommes que se sentent comme lésés dans leurs attributs masculins bien reconnus: la force, l’esprit de compétition, la vaillance, l’ambition, une certaine agressivité, etc.
Du latin vir : homme, le terme sous-entend l’énergie physique, l’endurance, la rapidité d’action, la puissance sexuelle et le courage. Être un homme, n’est-ce pas avant tout être viril ? La virilité est sans conteste l’attribut fondamental de la masculinité avec la pensée obsédante de l’érection et son phallocentrisme pénétrant. Et le pénis en érection ne représente-t-il pas la férule, l’épée, la crosse épiscopale, symboles de l’autorité ? La supériorité du sexe masculin, diraient certains.
La virilité n’est pas un acquis
Mais la virilité n’est pas innée, elle n’appartient pas à la fonction biologique de l’homme et elle s’acquiert au prix de maints efforts. Elle se construit au fur et à mesure que le garçon grandit, dans la liquidation du complexe d’Oedipe. C’est l’acharnement et les épreuves qui font les hommes virils, une vérité simple pour toutes les sociétés.
Dans l’histoire, les collectivités ont souvent mis de l’avant des activités et des projets destinés aux garçons pour développer leur virilité. À titre d’exemple, à la fin du 19e siècle aux États-Unis, l’expansion industrielle bat son plein et, parallèlement, les femmes américaines s’affirment de plus en plus en société, le féminisme fait des gains et le matriarcat a de plus en plus d’influence. Les Américains s’inquiètent alors de la virilité de leurs fils. Théodore Roosevelt, le président d’alors, représente un modèle de virilité : séduisant, individualiste, forte personnalité athlétique, maître de lui-même et un tant soit peu agressif. La période donnera naissance au scoutisme, en 1910, avec un objectif, on ne peut plus clair : Faire des petits garçons de grands hommes et lutter contre les forces de la féminisation. Les sports collectifs deviendront également la voie royale de l’initiation à la virilité.
C’est admirable la virilité
Un des impératifs biologiques de la virilité, c’est le besoin de l’homme de vouloir démontrer aux femmes son invulnérabilité, sa vigueur et sa puissance. Il pense qu’il doit accomplir des exploits pour affirmer son caractère et sa force. D’où cette recherche du risque qu’on ne trouve pas chez les femmes, comme la consommation de tabac, d’alcool, de drogue, de sexualité sans protection, sans omettre la conduite automobile dangereuse et les sports extrêmes… Un comportement souvent autodestructeur ! Bien sûr, l’expression par excellence de cette virilité se concrétise dans les relations sexuelles où s’exerce, répétons-le, la forme érectile et pénétrante de la sexualité masculine. C’est sans doute pourquoi la dysfonction érectile est souvent dramatique pour l’homme.
Il serait dommage de passer sous silence les propos élogieux de Natacha Polony sur la virilité. Journaliste à l’hebdomadaire Marianne, chargée des pages consacrées à l’éducation. agrégée de lettres et diplômée en science politique, écrivain, enseignante à l’Université Léonard-de-Vinci (Nanterre), Natacha Polony louange la virilité :
Hommage à tout ce peut être un homme. Un hommage à la virilité, cette qualité tant décriée, et qui n’a rien d’autre que la confiance qu’un homme peut avoir dans son appartenance à son sexe. Une sorte de certitude rassurante, car sereine. Et si rien n’est plus difficile à définir que cette appartenance que chacun développe à son gré, elle est le miroir dans lequel les femmes se contemplent avec volupté. La virilité est une forme de confiance, de force tranquille : ce qui signifie que l’époque actuelle, dans sa volonté de criminaliser toute résurgence du patriarcat honni, a rompu le charme et fait des hommes des êtres en doute perpétuel. (…) La violence n’est pas une fatalité masculine. Et en vous construisant face aux femmes, vous apprendrez peut-être que votre grandeur est d’investir votre force et votre audace dans la défense et le respect de l’autre, la femme.*
Un témoignage vivifiant auquel il faut ajouter le fait que la virilité n’est pas simplement la force physique. Elle est surtout une attitude d’esprit qui reflète de la conviction et de la maîtrise de soi-même. Il s’agit d’une énergie intérieure, d’une force capable d’inciter au sens des responsabilités et à la capacité d’affronter les épreuves de la vie. C’est pourquoi il est triste que certains hommes cherchent à atténuer leur virilité.
Blogauteurs.net Le blogue d’André Ledoux
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*Natacha POLONY, L’homme est l’avenir de la femme, Paris, JC Lattès, 2008, p. 245.
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La tête, c’est très important quand on vieillit, comme l’affirme le commun des mortels. En fait, bien fonctionner sur le plan cérébral, c’est toujours essentiel, pour employer un truisme. Mais, pour les postcinquantenaires, la vitalité intellectuelle et cognitive constitue un aspect capital de la qualité de vie et de l’autonomie individuelle.
La gériatrie reconnaît de plus en plus que la stimulation intellectuelle est un facteur de grande protection contre le vieillissement du cerveau. À juste titre, les activités intellectuelles de toutes sortes sont préconisées, surtout après 50 ans, au moment de la retraite, pour entretenir les fonctions cérébrales. L’exercice de l’esprit est primordial et il n’est jamais trop tard pour commencer le jogging de notre matière grise. Le cerveau s’apparente à un muscle; utilisez-le sinon vous en réduirez l’efficacité. Use it or Loose it ! disent les Américains.
Multiples sont les activités mentales qui permettent de lutter contre le déclin de nos capacités intellectuelles : les échecs, le scrabble, le bridge, les mots croisés, les sudokus, la lecture, les arts comme la peinture et la musique, l’écriture, l’apprentissage sous toutes ses formes, le travail à l’ordinateur… Le jeu de bridge, pour sa part, ne cède pas sa place et semblerait le nec plus ultra des exercices cérébraux.
Une supériorité intellectuelle
En effet, Ernie J. Zelinski, ce docteur ès loisirs, philosophe populaire dont les livres sont des succès en Europe et en Amérique du Nord, soutient sans ambages : Le meilleur moyen pour garder une supériorité intellectuelle sur les autres personnes de votre âge est sans doute de jouer au bridge. Propos sans doute prétentieux, diront certains. Mais il faut reconnaître que ce jeu exige de la concentration, de la mémoire et de l’endurance mentale, puisqu’une séance peut facilement durer trois heures. Une des activités intellectuelles les plus connues au monde, jeu universel qui peut se jouer dans toutes les langues, jeu de défi qui comble ses adeptes, le bridge n’est pas facile à maîtriser. Il fait constamment appel au jugement et à l’intelligence, sans oublier le rôle essentiel de la mémoire.
Un professeur de biologie de l’Université Berkeley en Californie, Marian Diamond, va jusqu’à préciser que le bridge renforce le système immunitaire en augmentant le taux de leucocytes, ces globules blancs qui s’attaquent aux intrus comme les virus et les bactéries. Et ce jeu de cartes réduirait de 50 % le risque de contracter la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs du Centre de recherche Rush de Chicago.
De saines relations humaines
Un des apports de grande importance du bridge, c’est de favoriser le développement des relations interpersonnelles. En général, les joueurs de bridge sont des gens sociables. Et nombreuses sont les personnes qui se sont faites des amis grâce au bridge; ces relations interpersonnelles s’avèrent primordiales à la retraite pour briser la solitude et créer de l’entraide.
Bien que le bridge soit une activité intellectuelle à préconiser pour le maintien des fonctions cérébrales, c’est la diversité des stimulations qui s’avère bénéfique. Ainsi, en plus de jouer au bridge, il serait de première importance de lire, d’écrire ou de jouer du piano. Cet entraînement mental est toutefois indissociable de l’activité physique pour les aînés qui veulent sauvegarder la santé mentale.
L’activité physique
Dans une conférence prononcée le 27 mai 2010, Louis Bherer, Ph.D., du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal ne manque pas de rappeler que le vieillissement cérébral est surtout causé par une décroissance des connexions neuronales. Si la scolarité est un modérateur du déclin mental, la stimulation cognitive et l’activité physique ne laissent pas leur place.
Oui, l’exercice physique est un antivieillissement cérébral, selon les recherches du professeur Bherer. En voici les explications :
· L’activité physique soutient l’intégrité cérébrovasculaire en favorisant le transfert de l’oxygène par le biais des globules rouges et en améliorant le flux sanguin.
· Elle stimule la communication entre les cellules nerveuses et la création de nouvelles connexions entre les neurones et les nouveaux neurones.
Il n’est pas nécessaire de fréquenter assidûment un centre de conditionnement physique pour obtenir des résultats probants. La marche seulement, quatre ou cinq fois par semaine, à bons pas, des séances d’environ 25 minutes, peut très bien suffire.
Même si nous ne sommes pas tous égaux devant le vieillissement, il n’en demeure pas moins que le cerveau détient une capacité d’apprentissage notable, à un âge avancé, et qu’on peut amplifier sa performance grâce à la stimulation intellectuelle et à l’exercice physique.
Blogauteurs.net André Ledoux
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Le Réseau des soins palliatifs du Québec (RSPQ) a tenu son congrès annuel, les 10 et 11 mai, au Centre des congrès de Québec. Près de 1 100 personnes ont assisté à l’événement. Ce sont pour la plupart des travailleurs de la Santé et des Services sociaux : bénévoles, travailleurs sociaux, psychologues, infirmières et médecins.
Deux grandes conférences. L’auteur, professeur et psychiatre à la polyclinique médicale universitaire de Lausanne, le Dr Marco Vannotti a prononcé une conférence fort appréciée sur la relation humaine dans l’art des soins. Pour sa part, la professeure de théologie de l’Université de Neuchâtel a traité du pouvoir de la compassion.
Un grand nombre d’ateliers ont suscité l’intérêt de tous les participants, que ce soit les exigences envers les bénévoles en soins palliatifs, la pharmacologie des opiacés, la musicothérapie, la psychologie en soins palliatifs, les soins de la bouche chez les personnes en fin de vie, comment aider les familles en deuil, etc.
Sans en douter, ce grand rassemblement a permis d’entamer une réflexion de fond sur un sujet qui ne devrait laisser personne indifférent, surtout quand on dépasse la cinquantaine. Quand la médecine curative s’avoue vaincue, il reste une dernière phase d’une valeur primordiale : comment faut-il accueillir la finitude de la vie ?
André Ledoux
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La Semaine de l’action bénévole - du 18 au 24 avril - constitue un moment privilégié dans la vie des bénévoles et de tous ceux qui travaillent dans l’organisation du bénévolat. En effet, l’événement constitue une excellente occasion de promouvoir l’action bénévole dans tous les milieux de la société, de rappeler aux gens que le bénévolat est littéralement une institution qui rend gratuitement une foule de services; sans elle, les jeunes, les pauvres, les démunis, les malades, les aînés et bien d’autres seraient sans doute en difficulté et la société ne pourrait pas aussi bien fonctionner pour remplir ses nombreuses obligations. C’est souvent au cours de cette Semaine que les organismes expriment leur reconnaissance, sous de multiples formes, à ces milliers de personnes qui se dévouent inlassablement auprès de leurs communautés.
Bénévole pour la vie
Tel est le thème mis de l’avant pour l’année 2010. La Fédération des centres d’action bénévole du Québec (FCABQ) est marraine cette Semaine au Québec depuis 1974. L’organisme choisit le thème de la Semaine et en fait la promotion à travers la province, tout en insistant sur les objectifs de sensibilisation et de reconnaissance. Bénévole pour la vie nous amène à la réflexion selon laquelle l’action bénévole est vivante et durable, comme l’écrit la FCABQ. Une fois enracinée dans la collectivité, elle grandit et prospère, devenant plus forte et fructueuse. Après tout, les véritables racines de l’action bénévole ne se cultivent pas, elles s’étendent et gagnent du terrain.
Un peu d’histoire
La Semaine de l’action bénévole a été proclamée dans le monde occidental, une première fois, en 1943, à partir de l’Angleterre. En pleine Seconde Guerre mondiale, les sociétés éprouvent des besoins particuliers. Beaucoup d’hommes sont au champ de bataille et les femmes, souvent seules, doivent s’engager dans diverses tâches. L’aide humanitaire devient incontournable; des pauvres, des orphelins, des femmes abandonnées et des vieillards doivent être secourus. Le bénévolat s’impose alors, surtout dans les milieux socio-économiques défavorisés.
À l’occasion de cette édition de la Semaine de l’action bénévole, il faut prendre le temps de reconnaître l’apport des 12,5 millions de bénévoles qui se dévouent partout au Canada. En 2009, ces bénévoles ont fait don de 1,2 milliard d’heures et mis à contribution leur énergie et leurs compétences pour appuyer les services communautaires : maisons d’hébergement, hôpitaux, équipes sportives, groupes environnementaux, etc. Sans le bénévolat, la société aurait bien du mal à survivre.
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Avec raison, il est beaucoup question de la vitamine D et de ses carences depuis quelque temps. L’actualité médicale, le journal4 plutôt conservateur des médecins du Québec, va jusqu’à dire que nous vivons actuellement une épidémie de déficience en vitamine D. L’auteur de l’article, le Dr Gaétan Brouillard, explique que la vitamine D est plus qu’une simple vitamine puisqu’elle agit comme une hormone capable de contrôler les taux de calcium et de phosphore, le métabolisme des os et les fonctions neuromusculaires. Or, notre alimentation renferme trop peu de vitamine D, toujours selon ce médecin, et les conséquences possibles d’une carence sont graves : ostéoporose, fractures osseuses, hypertension, augmentation de l’APS (prostate), affaiblissement du système immunitaire, dépression, prédisposition aux cancers notamment les cancers du sein, de la prostate et du côlon. On estime que plus de 70 000 Américains meurent de cancer, chaque année par insuffisance de vitamine D.
Aux États-Unis et en France, par exemple, plus de 75% de la population est déficiente en vitamine D. Les résultats d’une recherche présentés, fin novembre 2009, à la conférence annuelle de l’American Heart Association a démontré que les sujets en carence de vitamine D ont 45 % plus de probabilités de développer une maladie coronarienne et 78 % plus de risque de subir une attaque cérébrale. Ce n’est pas peu dire.
Les sources
La vitamine D est synthétisée dans la peau lors d’une exposition aux rayons ultraviolets B (UVB). Cette réaction dépend toutefois de la latitude, de la saison, de l’heure de la journée, de l’âge, de l’utilisation d’écrans solaires et de la pigmentation de la peau. Une exposition au soleil en maillot de bain, pendant 20 minutes, procure entre 10 000 et 20 000 u.i. de vitamine D (D3, cholécalciférol). Le soleil est donc la principale source de vitamine D. Mais nous avons une phobie excessive du cancer de la peau, si peu justifiée pour nous qui vivons au nord de l’Amérique, avec plusieurs journées pluvieuses durant l’été. Avant 10 h le matin et après 15 h l’après-midi, en raison de l’inclinaison solaire, nous synthétisons fort peu la vitamine D et, de septembre à avril, il en est de même parce que l’inclinaison solaire est trop oblique. La carence en vitamine D est cruciale et les retombées sont sérieuses pour la santé, que vous habitiez la Floride ou le Québec.
Les sources alimentaires de vitamine D au Canada sont les aliments enrichis comme le lait de vache et la margarine. L’enrichissement du lait de chèvre, des boissons enrichies à base de plantes (boissons de soya enrichies) et des jus d’orange enrichis de calcium demeure facultatif. Les autres sources sont les poissons gras, le foie de boeuf et le jaune d’oeuf. Une tasse de lait fournit 100 u.i. de vitamine D, un œuf, 80 u.i. et une portion de poisson gras, 300 u.i.
Les besoins
Encore une fois, il est utopique de vouloir combler, par notre alimentation, nos besoins de vitamine D, à moins de consommer certains aliments d’une façon irréaliste. La supplémentation (D2, ergocalciférol) s’impose donc et Santé Canada recommande même un supplément journalier de 400 u.i.5 aux adultes de plus de 50 ans et de 600 u.i. à ceux de plus de 70 ans. Selon l’Institute of Medicine’s Food and Nutrition Board américain, la limite supérieure tolérable de consommation de vitamine D pour un adulte est de 2 000 UI (25 µg). Certains experts estiment que cette limite supérieure serait plutôt de 10 000 UI (25 µg) et que la dose quotidienne pourrait être de 2 000 UI (25 µg). Les récentes études sur la vitamine D suggèrent que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient utiles, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver
Pour sa part, le Dr Brouillard affirme que si une personne est en carence évidente, on peut lui conseiller de prendre une dose de 50 000 u.i. par semaine - il existe des comprimés de cette teneur aux États-Unis - pendant huit semaines, puis 25 000 u.i. par semaine pendant huit autres semaines. La dose d’entretien quotidienne peut être de 2 000 u.i. Selon ce médecin, les intoxications à la vitamine D sont rarissimes : à des doses de 10 000 u.i. par jour pendant six mois, des personnes n’ont manifesté aucun signe d’intoxication.
À moins que vous arriviez d’un séjour au Mexique ou dans les Antilles, avec une peau raisonnablement basanée, il est à peu près certain que vous avez des carences en vitamine D. Sans vouloir être opportuniste, il me semble donc capital de combler nos besoins en vitamine D et cet objectif menant à une meilleure santé est forcément lié à une supplémentation en bonne et due forme. Parlez-en avec un professionnel de la santé.
André Ledoux
Référence
Gaétan Brouillard, “La déficience en vitamine D: une épidémie !”, L’actualité médicale, 21 septembre 2009
André Ledoux, Blogauteurs.net
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Le vendredi 19 février 2010, à l’hôtel Omni de Montréal, s’est tenu le symposium sur les produits de santé naturels (PSN). L’événement a réuni une centaine de professionnels de la santé, surtout des pharmaciens et quelques médecins. Les participants ont manifesté beaucoup d’intérêt pour chacune des six conférences.
· Les probiotiques
M. Daniel Thirion, M.Sc., Pharm.D., a prononcé la première conférence en nous parlant des probiotiques. Les nombreuses recherches démontrent avec évidence l’utilité des bactéries lactiques pour contrer la plupart des diarrhées. Comme on le sait, les probiotiques sont aussi particulièrement indiqués dans les cas d’antibiothérapie, laquelle peut détruire entièrement la flore intestinale; à consommer deux heures avant ou après la prise du médicament. Les probiotiques sont également sensibles à l’acide chlorhydrique de la digestion d’où l’importance de les prendre en général loin des repas.
· Réglementation des produits de santé naturels au Canada
La réglementation sur les PSN est entrée en vigueur le 1er janvier 2004. Elle définit les PSN comme des substances capables de traiter ou de prévenir les maladies; ces produits peuvent aussi restaurer ou rétablir certaines fonctions organiques. Bref, ils contribuent au maintien de la santé. Grâce à cette réglementation, le Bureau des PSN de Santé Canada peut procéder à une étude sérieuse des risques, si minimes soit-il, que peuvent comporter certains PSN.
· Interactions entre les PSN et les médicaments d’ordonnance
C’est une sommité dans le domaine, Jean-Yves Dionne, B.Pharm, conseiller scientifique, consultant en PSN et collaborateur au site Internet Passeportsanté, qui a traité de ce thème essentiel. Près de 80 % des gens n’hésitent pas à combiner les PSN et leur médication conventionnelle. C’est le millepertuis qui présente les plus grands risques d’interaction médicamenteuse et la prise de la vitamine E est sécuritaire jusqu’à 1 000 u.i., par jour. Le conférencier a fourni une foule d’autres renseignements utiles. Quoi qu’il en soit, les consommateurs doivent consulter les professionnels de la santé quand ils utilisent conjointement PSN et médicaments d’ordonnance.
· Les oméga-3
Les acides gras essentiels sont parmi les PSN les plus consommés. Leur popularité n’est pas exagérée quand on coonaît leurs bienfaits : action cardioprotectrice, amélioration de la fonction cognitive et traitement des troubles de l’humeur. Mme Isabelle Paquet, nutritionniste, a insisté sur les sources alimentaires des oméga-3, particulièrement les poissons d’eau froide. Mais il est important de recourir à la supplémentation, car il n’est pas toujours facile de combler, par notre alimentation, les besoins nécessaires en oméga-3, besoins supérieurs à ceux établis par Santé Canada, soit 1,1 g pour les femmes et 1,6 g pour les hommes.
· L’homéopathie
L’homéopathie occupe une place d’importance dans les pharmacies et rien d’étonnant à ce que ce symposium lui consacre du temps et de l’espace d’autant plus que la cie Boiron y avait un lieu d’exposition. La conférencière, Mme Nicole Chamard, B.Pharm., a expliqué l’approche homéopathique, tout en identifiant les occasions de conseils dans ce domaine pour les professionnels de la santé.
· Les vitamines
La variété des aliments dans les supermarchés et la surconsommation de nourriture par certains n’excluent pas les carences en vitamines. Les déficiences en nutriments sont nombreuses et elles peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé. Les carences en vitamine D, en calcium et en acide folique (vitamine B9) figurent parmi les déficiences les plus répandues au Canada. D’où l’importance d’une alimentation équilibrée, misant sur les fruits et les légumes, et d’une supplémentation si les besoins ne sont pas satisfaits. Là comme ailleurs, il est souvent souhaitable de recourir aux conseils des professionnels de la santé.
Les PSN se portent bien au Canada. Le marché a augmenté de 4 % en 2007 et de 5 % en 2008. Mais leur utilisation repose sur une information sérieuse et il ne faut pas hésiter à consulter ceux et celles qui s’y connaissent dans ce vaste domaine.
André Ledoux
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Il importe prioritairement de valoriser la paternité, de renforcer l’identité des hommes et de promouvoir une image positive d’eux.
Le rapport Rondeau
Parler des hommes dans les médias, ce n’est pas tout à fait conforme à la rectitude politique; par les temps qui courent, l’élément masculin doit faire preuve de retenue et de discrétion. Nous vivons dans une société de plus en plus féminisée qui ne rate pas l’occasion de mettre en évidence les réalisations des femmes. Il faut s’en réjouir dans une large mesure, puisque c’est un juste retour des choses : les femmes ont essuyé l’oppression et des injustices au cours des siècles et leur émancipation complète est loin d’être acquise. Mais il faut avouer que l’homme subit les contrecoups des avancées de l’univers féminin. Il se questionne sur ces façons d’être et de faire, tout en étant témoin de l’érosion de son système de valeurs, au point d’être placé dans un état de crise existentielle. Les hommes assument donc un destin de plus en plus lourd et exigeant.
Ce qui est horrible dans la condition masculine, c’est de toujours faire face, d’être le meilleur, de ne jamais manifester de faiblesse, une dynamique de la maîtrise de soi qui mène parfois à des attitudes ou des comportements autodestructeurs. La suite, on peut la deviner : les dysfonctions comportementales et les maladies refuges comme la psychose, la névrose, l’alcoolisme, etc.
L’impact du féminisme
Au Québec, la venue du féminisme a certes permis aux femmes de progresser dans la conquête de leurs droits et libertés; elles ont su transformer leur milieu de vie. Qui plus est, les valeurs dites féminines (intériorité, prudence, empathie, conservation, pacifisme), d’alléguer l’éditorialiste de La Presse, Mario Roy, constituent aujourd’hui les étalons de mesure à partir desquels tout est jugé. L’idéologie féministe a fait table rase de tout un pan de la culture humaine. Ce n’est pas peu dire. Il est alors pertinent de croire que cette mouvance féministe est inséparable d’une condition masculine qui suscite actuellement des inquiétudes.
D’aucuns soutiennent que, avec les années, les acquis du féminisme ont pris des proportions déraisonnables qui créent un déséquilibre par rapport à la condition masculine. Les problèmes sociaux et juridiques des hommes et les besoins qui en découlent sont immenses comme le démontre le rapport Rondeau publié en 2004.
Le féminisme a grandement contribué au rejet de l’autorité de type paternel qui imposait parfois des bornes rigides et inégalitaires. Allié à la libération sociale des années 70 - pensons au slogan Peace and Love - le mouvement des femmes a fait en sorte que l’autorité, considérée comme du fascisme, devienne moins persuasive et s’affaiblisse; son déclin a même été perçu par certaines gens comme un progrès. L’auteur du livre Le féminisme et ses dérives, Jean Gabard, explique avec justesse :
Dans la nouvelle démocratie, la grandeur est ridiculisée, inversement small is beautiful. (…) Tous les pouvoirs, toutes les hiérarchies, toutes les institutions, qu’elles soient militaires, politiques, religieuses, scolaires, familiales, sont déconsidérés. (…) Tout ce qui était opprimé doit être soutenu. Il faut défendre la cause des enfants, la cause des adolescents contre les adultes, la cause des femmes et des homosexuels contre le pouvoir mâle… La nouvelle pensée dominante est celle qui défend les dominés.
Une fragilité identitaire
Les hommes se sentent maintenant déstabilisés et perplexes. Pourquoi ce désir de la compétition à outrance ? Sommes-nous si supérieurs aux femmes ? Pourquoi craindre les émotions ? Pourquoi fuir l’intimité ? D’où provient le désir de domination ? Pourquoi vouloir toujours s’imposer et se montrer les meilleurs ? Et cette indiscutable violence masculine ? Bref, c’est la déconstruction de la masculinité. Et le psychiatre britannique, le Dr Anthony Clare, va plus loin lorsqu’il écrit : À l’aube du XXIe siècle, la masculinité est dépeinte par plusieurs analystes comme un état de déviance, comme une pathologie.
L’effondrement des valeurs masculines traditionnelles a renforcé la fragilité identitaire de l’homme d’ici, malheureusement trop habitué à une image de perdant et de gagne-petit, profondément enfoncé dans un complexe d’infériorité inscrit dans une histoire impossible à refaire : les hommes canadiens-français ont perdu la bataille des Plaines d’Abraham en 1760 et les rébellions de 1837 et 1838 leur ont été défavorables.
Les difficultés de certains pères n’arrangent rien au vécu des hommes. Le 8 février 2005, Radio-Canada présentait, dans le cadre de l’émission Enjeux, un documentaire de Serge Ferrand intitulé : La Machine à broyer les hommes. L’auteur y démontrait les discriminations que vivent les hommes, en ce qui concerne surtout les litiges familiaux et la détresse des pères à la suite de la décision de confier la garde des enfants aux mères, même si souvent le tribunal ne fait qu’homologuer une entente entre les parents. Il faut donc comprendre les réactions masculines à l’endroit d’une situation souvent injuste.
Pour certains autres, les épreuves commencent à l’heure de la retraite. Plongés pendant des années dans un travail qui absorbait énergie et intérêt, plusieurs hommes n’ont pas su préparer ce grand virage frappant comme un coup de massue. Leur identité de travailleurs s’effondre. Que faire maintenant de son existence ? Comment donner un nouvel élan à ses motivations pour satisfaire ses besoins et être heureux ? Faut-il retourner au boulot ?
De l’espoir à l’horizon
On l’a souvent répété, l’homme d’ici doit cesser de croire qu’il est un minus habens et c’est la condition essentielle pour se refaire une identité masculine forte et solide. Il demeure crucial de s’inspirer de grands modèles. Chacun dans son domaine respectif, Maurice Richard, Jean Béliveau, Alexandre Despatie, Félix Leclerc, Michel Tremblay, Alain Lefebvre, Fernand Dumont, Jean-Paul Lemieux, Pierre-Elliot Trudeau, René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard… sont des hommes porteurs de grandes qualités; leur réussite et leur comportement viennent renforcer notre identité masculine. Chacun de nous, sur une échelle moindre, nous sommes capables de marquer notre destin et d’accomplir des choses pour le plus grand bien de notre entourage et de la communauté.
La condition masculine est trop importante pour être surtout une revendication de garde d’enfants, une empoignade sur les pensions alimentaires ou des discussions oiseuses sur le féminisme outrancier. La condition masculine, ce n’est pas le masculinisme radical, outrageux et blessant et pour la femme et pour l’homme. La condition masculine doit inciter à une réflexion profonde et appropriée sur le quotidien des hommes dans notre société, en ayant bien dans l’esprit que l’avenir de la femme, c’est l’homme et que l’avenir de l’homme, c’est la femme. Aucun débat ne sera donc possible si l’on maintient une dialectique de l’affrontement entre les sexes.
Oui, le tableau de la condition masculine est sombre, mais un certain espoir pointe à l’horizon. Les hommes de bonne volonté, ceux qui voudront s’affirmer dans une masculinité renouvelée, réussiront sans doute à bien identifier leurs besoins et à se tourner vers des solutions idoines. Des exigences seront toutefois incontournables : la nécessité de faire le point sur leur propre vie, de l’introspection, une prise de conscience de leurs difficultés et l’action salvatrice qui permet souvent de tourner la page et de s’engager dans la voie du renouveau.
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La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, a lancé, le 22 novembre dernier, la dernière phase de la campagne gouvernementale de sensibilisation à la violence conjugale. C’est le comédien Patrice Robitaille qui, dans un message médiatique, fait appel à la solidarité pour que nous disions tous non à la violence conjugale.
Les statistiques
En 2008, selon les données des Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec du ministère de la Sécurité publique, 17 321 infractions touchant la violence conjugale ont été enregistrées par les corps policiers. De ce nombre, 14 242 étaient contre des femmes et 3 079 contre des hommes. L’an dernier, 11 personnes ont été tuées dans un contexte de violence conjugale (9 femmes et 2 hommes) et 27 (23 femmes et 4 hommes) ont été victimes de tentative de meurtre. Onze personnes ont donc perdu la vie dans un contexte de violence conjugale, le plus faible taux d’homicides de la dernière décennie.
Un message unilatéral
Patrice Robitaille énumère, dans son message publicitaire, les prénoms des femmes qui, dans sa vie d’homme, l’ont aidé ou appuyé, ce qui lui a permis de devenir ce qu’il est devenu. Il dénonce ensuite cette violence conjugale qui viendrait exclusivement de l’élément masculin.
Deux observations. Les hommes ne semblent pas avoir pris part à l’éducation ou à la formation du comédien, selon le message. Son père n’aurait pas été d’un précieux secours dans son enfance ? Aucun de ces professeurs masculins n’a exercé de bonne influence sur sa conduite ? Aucun comédien ne l’a parrainé ou soutenu pour qu’il en arrive à ses objectifs, ni aucun ami… ? Bizarre ! Le message est pour le moins unilatéral et discriminatoire envers les hommes ; il n’y en a que pour les femmes à qui les hommes devraient tout.
La violence des femmes
L’autre observation touche l’aspect social du message : c’est aux hommes essentiellement qu’il faut attribuer la violence conjugale. Un peu trop court, comme affirmation. Les femmes peuvent être violentes en couple, une violence souvent psychologique qui peut blesser profondément leur conjoint. Les recherches de Denis Laroche de l’Institut de la statistique du Québec démontrent clairement la dimension mutuelle de la violence dans le couple ; le chercheur soutient qu’il existe autant de chances que le recours à la violence ait été amorcé par une femme que par un homme.
Et que dire de la violence qui sévit entre les couples de lesbiennes ? Selon Statistique Canada, peut-on lire dans la Gazette des femmes (novembre-décembre 2005), le taux de violence conjugale chez les homosexuelles est le double de celui déclaré par les hétérosexuelles (15 % contre 7 %) et des experts soutiennent que c’est plutôt de 22 à 24 % si l’on extrapole à partir des statistiques américaines. Oui, des femmes battent et violentent leurs blondes. Et les conséquences sont tragiques : honte, baisse de l’estime de soi, maladies psychosomatiques, etc.
Le message publicitaire nous semble tendancieux dans la mesure où il ne fait pas la part des choses quant à la violence conjugale, un phénomène qui est l’apanage des hommes et des femmes. Pour se conformer à une certaine rectitude politique, beaucoup trop de médias et les rapports de police sur la violence dans le couple accusent systématiquement les hommes dans les cas d’agression et de brutalité. Comment expliquer que la ministre Saint-Pierre passe sous silence les résultats des recherches de Statistiques Canada et de l’Institut de la statistique du Québec sur la violence des femmes à l’endroit des hommes ? Ces recherches illustrent que les hommes sont victimes de violence conjugale dans une large proportion et certains soutiennent même que cette violence est presque similaire à celle des femmes.
Comme l’écrit si bien le philosophe François Brooks, sur son site Philo5.com, dans un article intitulé La violence faite aux hommes,
La violence morale faite aux hommes par notre société féministe ne se termine pas dans une tuerie spectaculaire ; elle prend plutôt la forme silencieuse et anonyme du suicide des jeunes hommes dont on ne parle jamais au téléjournal. Vivre homme au Québec, c’est être amené à se détester tous les jours en regardant le téléjournal. On se croirait revenu au temps de l’inquisition où on brûlait les sorcières sur la place publique. Les rôles sont simplement inversés. Ce sont maintenant les femmes qui ont le beau rôle. Comme si celles-ci ne portaient pas en elles la nature humaine, elles ne sont presque jamais au banc des accusés.
Bref, reconnaissons que la violence conjugale est souvent le problème de la femme et de l’homme, un partage de colère et de rage qu’il faut éradiquer le plus possible.
André Ledoux
P.-s. L’auteur n’est pas antiféministe et il déplore notamment la tuerie de la Polytechnique qui a mis en cause un détraqué; il souhaite que les relations entre les femmes et les hommes soient harmonieuses pour le plus grand bien de la vie de couple.
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Référence
Ledoux, André De l’homme en crise à l’homme nouveau, Essai sur la condition masculine, Québec, Option Santé, 2009, 244 p.
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Nos sociétés occidentales, tout axées sur le jeunisme et constamment à la recherche de la fontaine de Jouvence, nourrissent ce mythe persistant de l’inutilité de la personne âgée. Combien de gens ont l’impression que les vieux coûtent cher au système de santé, parce qu’ils sont surtout malades, qu’ils sont une entrave au développement socio-économique et que leur existence est souvent futile ?
Une image dévalorisante
Bien que les propos sur la longévité et l’espérance de vie rehaussent l’image qu’on se fait habituellement des personnes âgées, mythes et préjugés semblent davantage ancrés dans l’esprit des jeunes et des adultes qui, souvent, ignorent ce que sont véritablement les aînés. Selon une étude publiée aux États-Unis, les cadets croient que les sujets âgés ont les cheveux blancs, le visage ridé, le dos voûté, qu’ils sont casaniers, passent leur journée à ne rien faire et que rien ne les distingue les uns des autres.
Un peu dans le même sens, le Dr Roy L. Walford avoue :
À en croire ces mythes, les vieillards sont improductifs, peu ou pas engagés, rigides, séniles, collés à l’écran de télévision dans leurs mouroirs, ou bien avachis sur un banc de parc, occupés à nourrir les pigeons et à regarder les gens passer; et malgré ça, elle se multiplie cette masse énorme des lents à crever et des morts vivants, ridés et crachotants, engeance pitoyable à laquelle nul dans son bon sens ne souhaiterait appartenir. Toujours selon ces mêmes mythes, les vieux sont inutiles, inintéressants, et l’on peut sans inconvénient les ignorer et les exclure. *
La réalité est heureusement différente
Pourtant, ce n’est pas ce qu’on peut observer dans la demeure des aînés, les résidences pour personnes âgées ou les centres d’hébergement: les aînés fréquentent la bibliothèque, s’adonnent au bénévolat, jouent au bridge, participent à des conférences, à des repas communautaires ou des visites guidées, vont au cinéma, reçoivent des amis, font de l’exercice et de la danse sociale, écrivent, lisent, écoutent de la musique, discutent comme bien des jeunes ne réussissent pas à le faire. On passe ainsi du mythe à la réalité !
De plus, dans nos sociétés modernes, on associe malheureusement vieillesse et mauvaise santé. Quelqu’un de vieux est vraisemblablement une personne malade. Pourtant, un grand nombre d’aînés sont en bonne santé et plus de 75 % vivent dans leur maison occupés à diverses activités… En général, les aînés sont en bonne santé, s’efforcent de bien manger et de faire de l’exercice. Ils sont des adeptes du conditionnement physique, de la danse sociale, de la pétanque et de la marche. Ils développent de plus en plus le souci du mieux-être; leur apparence s’en ressent et il n’est pas rare de rencontrer des personnes, surtout des femmes, qui ne font absolument pas leur âge; on leur donnerait 65 ans alors qu’ils en ont 76 !
L’engagement social des personnes âgées est proverbial. Au Québec, près de 2 millions de personnes consacrent annuellement environ 310 millions d’heures à la bienfaisance et ce sont en majorité des aînés. Ils sont à peu près partout : dans les arénas, les bibliothèques, les écoles, les hôpitaux, les centres d’hébergement, les entreprises, les musées… Leur action est altruiste et magnanime. La plupart du temps, leur implication est silencieuse, puisqu’ils sont des travailleurs de l’ombre. Et il n’est pas exagéré de prétendre que, sans le bénévolat, la société aurait bien du mal à s’acquitter convenablement de ses obligations. Qui plus est, l’État-providence rebrousse chemin et délaisse de plus en plus les services à la population. Qui peut prendre la relève si ce ne sont les bénévoles retraités empreints de générosité et de grandeur d’âme ?
Que serait l’économie sans les vieilles et les vieux ? Ce sont souvent eux qui ont le temps et les moyens, parfois modestes, d’aller dans les restaurants ou de faire des achats dans les centres commerciaux. Ils vont au cinéma ou aux concerts. Et nombreux sont les aînés qui voyagent… Ils constituent donc un rouage important de l’économie. C’est quoi l’image négative de la vieillesse ? Nous assistons d’ailleurs à un phénomène social nouveau : les septuagénaires paraissent de plus en plus jeunes dans leurs corps et leur esprit et les personnes de plus de 80 ans, actives, en santé, engagées dans bien des projets, sont de plus en plus nombreuses. Seules l’éducation et l’information pourront changer la mentalité à l’endroit de ces aînés dont certains sont plus dynamiques et vivants que des personnes dans la cinquantaine.
André Ledoux
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* Walford, Roy L., La Vie la plus longue, Paris, Éd. Robert Laffont, 1984, p. 202.
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Le 3e forum québécois sur les réalités masculines s’est tenu à l’Université Laval de Québec, les 21, 22 et 23 octobre 2009 avec, comme toile de fond, le thème Agir pour la santé des hommes. Près de 250 personnes, des hommes en majorité, ont assisté à l’événement organisé par AutonHommie, centre de ressources pour hommes de la vieille capitale.
La santé des hommes demeure un champ de recherche nouveau avec peu de données comparatives, de dire le sociologue Gilles Tremblay, Ph.D., dans sa conférence consacrée à la santé masculine à travers le monde. La veille, les participants avaient entendu l’athlète du Saguenay, Pierre Lavoie, qui a traité de l’attitude des gagnants dans la vie et dont la formule peut s’établir ainsi: Persévérance + Discipline + Respect = Succès. Pierre Lavoie n’a pas manqué de parler de ses efforts fructueux pour sensibiliser la population à la maladie orpheline, l’acidose lactique, qui a emporté deux de ces jeunes enfants.
Le travail en atelier a permis de retenir un certain nombre de sujets ou d’idées qui se prêteront éventuellement à des réflexions plus en profondeur. En voici une brève énumération.
· Mettre sur pied des forums pour inviter les hommes à dire leur détresse ou leur colère.
· Faire la promotion d’un modèle masculin et légitimer la masculinité.
· Valoriser l’image de la paternité dans les médias.
· Développer des ressources liées à la rupture au masculin.
· Inventorier et documenter les obstacles vécus par les pères divorcés.
· Assurer une formation aux intervenants et aux intervenantes en matière de réactions masculines.
· Saisir les occasions pour sensibiliser la population à la condition masculine.
· Développer un esprit critique à l’endroit de la pornographie.
· Montrer un modèle positif des hommes en situation de proches aidants.
· Briser le silence dans tous les milieux en ce qui concerne les victimes d’agression sexuelle.
· Intervenir pour contrer l’hécatombe du suicide masculin.
Il faut donner aux hommes le souci de la prise en charge de leur santé. Ce 3e forum sur les réalités masculines a justement permis de réfléchir à la question et nul doute que les nombreuses discussions pertinentes porteront fruit à plus ou moins brève échéance.
André Ledoux
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