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Archives pour la catégorie “actualités”


         

 

 

Avec raison, il est beaucoup question de la vitamine D et de ses carences depuis quelque temps. L’actualité médicale, le journal4 plutôt conservateur des médecins du Québec, va jusqu’à dire que nous vivons actuellement une épidémie  de déficience en vitamine D. L’auteur de l’article, le Dr Gaétan Brouillard, explique que la vitamine D est plus qu’une simple vitamine puisqu’elle agit comme une hormone capable de contrôler les taux de calcium et de phosphore, le métabolisme des os et les fonctions neuromusculaires. Or, notre alimentation renferme trop peu de vitamine D, toujours selon ce médecin, et les conséquences possibles d’une carence sont graves :  ostéoporose, fractures osseuses, hypertension, augmentation de l’APS (prostate), affaiblissement du système immunitaire, dépression, prédisposition aux cancers notamment les cancers du sein, de la prostate et du côlon. On estime que plus de 70 000 Américains meurent de cancer, chaque année  par insuffisance de vitamine D.

Aux États-Unis et en France, par exemple, plus de 75% de la population est déficiente en vitamine D. Les résultats d’une recherche présentés, fin novembre 2009, à la conférence annuelle de l’American Heart Association a démontré que les sujets  en carence de vitamine D ont 45 % plus de probabilités de développer une maladie coronarienne et 78 % plus de risque de subir une attaque cérébrale. Ce n’est pas peu dire.

 

Les sources

 

La vitamine D est synthétisée dans la peau lors d’une exposition aux rayons ultraviolets B (UVB). Cette réaction dépend toutefois de la latitude, de la saison, de l’heure de la journée, de l’âge, de l’utilisation d’écrans solaires et de la pigmentation de la peau. Une exposition au soleil en maillot de bain, pendant 20 minutes, procure entre 10 000 et 20 000 u.i. de vitamine D (D3, cholécalciférol). Le soleil est donc la principale source de vitamine D. Mais nous avons une phobie excessive du cancer de la peau, si peu justifiée pour nous qui vivons au nord de l’Amérique, avec plusieurs journées pluvieuses durant l’été. Avant 10 h le matin et après 15 h l’après-midi, en raison de l’inclinaison solaire, nous synthétisons fort peu la vitamine D et, de septembre à avril, il en est de même parce que l’inclinaison solaire est trop oblique.  La carence en vitamine D est cruciale et les retombées sont sérieuses pour la santé, que vous habitiez la Floride ou le Québec.

Les sources alimentaires de vitamine D au Canada sont les aliments enrichis comme le lait de vache et la margarine. L’enrichissement du lait de chèvre, des boissons enrichies à base de plantes (boissons de soya enrichies) et des jus d’orange enrichis de calcium demeure facultatif. Les autres sources  sont les poissons gras, le foie de boeuf et le jaune d’oeuf. Une tasse de lait fournit 100 u.i. de vitamine D, un œuf, 80 u.i. et une portion de poisson gras, 300 u.i.

 

 

 

Les besoins

 

Encore une fois, il est utopique de vouloir combler, par notre alimentation,  nos besoins de vitamine D, à moins de consommer certains aliments d’une façon irréaliste. La supplémentation (D2, ergocalciférol) s’impose donc  et Santé Canada recommande même un supplément journalier de 400 u.i.5 aux adultes de plus de 50 ans et de 600 u.i. à ceux de plus de 70 ans. Selon l’Institute of Medicine’s Food and Nutrition Board américain, la limite supérieure tolérable de consommation de vitamine D pour un adulte est de 2 000 UI (25 µg). Certains experts estiment que cette limite supérieure serait plutôt de 10 000 UI (25 µg) et que la dose quotidienne pourrait être de 2 000 UI (25 µg). Les récentes études sur la vitamine D suggèrent que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient utiles, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver

Pour sa part, le Dr Brouillard affirme que si une personne est en carence évidente, on peut lui conseiller de prendre une dose de 50 000 u.i. par semaine -  il existe des comprimés de cette teneur aux États-Unis -  pendant huit semaines, puis 25 000 u.i. par semaine pendant huit autres semaines. La dose d’entretien quotidienne peut être de 2 000 u.i. Selon ce médecin, les intoxications à la vitamine D sont rarissimes : à des doses de 10 000 u.i. par jour pendant six mois, des personnes n’ont manifesté aucun signe d’intoxication.

À moins que vous arriviez d’un séjour au Mexique ou dans les Antilles, avec une peau raisonnablement basanée, il est à peu près certain que vous avez des carences en vitamine D. Sans vouloir être opportuniste, il me semble donc capital de combler nos besoins en vitamine D et cet objectif menant à une meilleure santé est forcément lié à une supplémentation en bonne et due forme.  Parlez-en avec un professionnel de la santé.

 

                                                                                  André Ledoux

Référence

Gaétan Brouillard, “La déficience en vitamine D:  une épidémie !”, L’actualité médicale, 21 septembre 2009

André Ledoux, Blogauteurs.net

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                        Le vendredi 19 février 2010, à l’hôtel Omni de Montréal, s’est tenu le symposium sur les produits de santé naturels (PSN). L’événement a réuni une centaine de professionnels de la santé, surtout des pharmaciens et quelques médecins. Les participants ont manifesté beaucoup d’intérêt pour chacune des six conférences.

·         Les probiotiques

       M. Daniel Thirion, M.Sc., Pharm.D., a prononcé la première conférence en nous parlant des probiotiques. Les nombreuses recherches démontrent avec évidence l’utilité des bactéries lactiques pour contrer la plupart des diarrhées. Comme on le sait, les probiotiques sont aussi particulièrement indiqués dans les cas d’antibiothérapie, laquelle peut détruire entièrement la flore intestinale;   à consommer deux heures avant ou après la prise du médicament.  Les probiotiques sont également sensibles à l’acide chlorhydrique de la digestion d’où l’importance de les prendre en général loin des repas.

·         Réglementation des produits de santé naturels au Canada

       La réglementation sur les PSN est entrée en vigueur le 1er janvier 2004. Elle définit les PSN comme des substances capables de traiter ou de prévenir les maladies;  ces produits peuvent aussi restaurer ou rétablir certaines fonctions organiques. Bref, ils contribuent au maintien de la santé. Grâce à cette  réglementation, le Bureau des PSN de Santé Canada peut procéder à une étude sérieuse des risques, si minimes soit-il, que peuvent comporter certains PSN.

·         Interactions entre les PSN  et les médicaments d’ordonnance

       C’est une sommité dans le domaine, Jean-Yves Dionne, B.Pharm, conseiller scientifique, consultant en PSN et collaborateur au site Internet Passeportsanté, qui a traité de ce thème essentiel. Près de 80 % des gens n’hésitent pas à combiner les PSN  et leur médication conventionnelle. C’est le millepertuis qui présente les plus grands risques d’interaction médicamenteuse et la prise de la vitamine E est sécuritaire jusqu’à 1 000 u.i., par jour. Le conférencier a fourni une foule d’autres renseignements utiles. Quoi qu’il en soit,  les consommateurs doivent  consulter les professionnels de la santé quand ils utilisent conjointement PSN et médicaments d’ordonnance.

·         Les oméga-3

       Les acides gras essentiels sont parmi les PSN les plus consommés. Leur popularité  n’est pas exagérée quand on coonaît leurs bienfaits : action cardioprotectrice, amélioration de la fonction cognitive et traitement des troubles de l’humeur. Mme Isabelle Paquet, nutritionniste, a insisté sur les sources alimentaires des oméga-3, particulièrement les poissons d’eau froide. Mais il est important de recourir à la supplémentation, car il n’est pas toujours facile de combler, par notre alimentation, les besoins nécessaires en oméga-3, besoins supérieurs à ceux établis par Santé Canada, soit 1,1 g pour les femmes et 1,6 g pour les hommes.

·         L’homéopathie

       L’homéopathie occupe une place d’importance dans les pharmacies et rien d’étonnant à ce que ce symposium lui consacre du temps et de l’espace d’autant plus que la cie Boiron y avait un lieu d’exposition. La conférencière, Mme Nicole Chamard, B.Pharm., a expliqué l’approche homéopathique, tout en identifiant les occasions de conseils dans ce domaine pour les professionnels de la santé.

·         Les vitamines

       La variété des aliments dans les supermarchés et la surconsommation de nourriture par certains n’excluent pas les carences en vitamines. Les déficiences en nutriments sont nombreuses et elles peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé. Les carences en vitamine D, en calcium et en acide folique (vitamine B9) figurent parmi les déficiences les plus répandues au Canada. D’où l’importance d’une alimentation équilibrée, misant sur les fruits et les légumes, et d’une supplémentation  si les besoins ne sont pas satisfaits. Là comme ailleurs, il est souvent souhaitable de recourir aux conseils des professionnels de la santé.

Les PSN se portent bien au Canada. Le marché a augmenté de 4 % en 2007 et de 5 % en 2008. Mais leur utilisation repose sur une information sérieuse et il ne faut pas hésiter à consulter ceux et celles qui s’y connaissent dans ce vaste domaine.

                                                                                                   André Ledoux

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                                                                           Il importe prioritairement de valoriser la paternité, de renforcer l’identité des hommes et de promouvoir une image positive d’eux.

                                                                                                                              

                                                                                                                                      Le rapport Rondeau

 

 

 

         Parler des hommes dans les médias, ce n’est pas tout à fait conforme à la rectitude politique; par les temps qui courent, l’élément masculin doit faire preuve de retenue et de discrétion. Nous vivons dans une société de plus en plus féminisée qui ne rate pas l’occasion de mettre en évidence les réalisations des femmes. Il faut s’en réjouir dans une large mesure, puisque c’est un juste retour des choses : les femmes ont essuyé  l’oppression et des injustices au cours des siècles et leur émancipation complète est loin d’être acquise. Mais il faut avouer que l’homme subit les contrecoups des avancées de l’univers féminin. Il se questionne sur ces façons d’être et  de faire, tout en étant témoin de l’érosion de son système de valeurs, au point d’être placé dans un état de crise existentielle. Les hommes assument donc un destin de plus en plus lourd et exigeant.

Ce qui est horrible dans la condition masculine, c’est de toujours faire face, d’être le meilleur, de ne jamais manifester de faiblesse, une dynamique de la maîtrise de soi qui mène parfois à des attitudes ou des comportements autodestructeurs. La suite, on peut la deviner : les dysfonctions comportementales et les maladies refuges comme la psychose, la névrose, l’alcoolisme, etc.

L’impact du féminisme

        

Au Québec, la venue du féminisme a certes permis aux femmes de progresser dans la conquête de leurs droits et libertés; elles ont su transformer leur milieu de vie. Qui plus est, les valeurs dites féminines (intériorité, prudence, empathie, conservation, pacifisme), d’alléguer l’éditorialiste de La Presse, Mario Roy, constituent aujourd’hui les étalons de mesure à partir desquels tout est jugé. L’idéologie féministe a fait table rase de tout un pan de la culture humaine. Ce n’est pas peu dire.  Il est alors pertinent de croire que cette mouvance féministe est inséparable d’une condition masculine qui suscite actuellement des inquiétudes.

D’aucuns soutiennent que, avec les années, les acquis du féminisme ont pris des proportions déraisonnables qui créent un déséquilibre par rapport à la condition masculine. Les problèmes sociaux et juridiques des hommes et les besoins qui en découlent sont immenses comme le démontre le rapport Rondeau publié en 2004.

Le féminisme a grandement contribué au rejet de l’autorité de type paternel qui imposait parfois des bornes rigides et inégalitaires. Allié à la libération sociale des années 70 - pensons au slogan Peace and Love - le mouvement des femmes a fait en sorte que l’autorité, considérée comme du fascisme, devienne moins persuasive et s’affaiblisse; son déclin a même été perçu par certaines gens comme un progrès. L’auteur du livre Le féminisme et ses dérives, Jean Gabard, explique avec justesse :

           

Dans la nouvelle démocratie, la grandeur est ridiculisée, inversement small is beautiful. (…) Tous les pouvoirs, toutes les hiérarchies, toutes les institutions, qu’elles soient militaires, politiques, religieuses, scolaires, familiales, sont déconsidérés. (…) Tout ce qui était opprimé doit être soutenu. Il faut défendre la cause des enfants, la cause des adolescents contre les adultes, la cause des femmes et des homosexuels contre le pouvoir mâle… La nouvelle pensée dominante est celle qui défend les dominés.

 

Une fragilité identitaire 

Les hommes se sentent maintenant déstabilisés et perplexes.  Pourquoi ce désir de la compétition à outrance ?  Sommes-nous si  supérieurs aux femmes ? Pourquoi craindre les émotions ? Pourquoi fuir l’intimité ? D’où provient le désir de  domination ? Pourquoi vouloir toujours s’imposer et se montrer les meilleurs ? Et cette indiscutable violence masculine ? Bref, c’est la déconstruction de la masculinité. Et le psychiatre britannique, le Dr Anthony Clare, va plus loin lorsqu’il écrit : À l’aube du XXIe siècle, la masculinité est dépeinte par plusieurs analystes comme un état de déviance, comme une pathologie.  

L’effondrement des valeurs masculines traditionnelles a renforcé la fragilité identitaire de l’homme d’ici, malheureusement trop habitué à une image de perdant et de gagne-petit, profondément enfoncé dans un complexe d’infériorité inscrit dans une histoire  impossible à refaire : les hommes canadiens-français ont perdu la bataille des Plaines d’Abraham en 1760 et les rébellions de 1837 et 1838 leur ont été défavorables.

Les difficultés de certains pères n’arrangent rien au vécu des hommes. Le 8 février 2005, Radio-Canada présentait, dans le cadre de l’émission Enjeux, un documentaire de Serge Ferrand intitulé : La Machine à broyer les hommes. L’auteur y démontrait les discriminations que vivent les hommes, en ce qui concerne surtout les litiges familiaux et la détresse des pères à la suite de la décision de confier la garde des enfants  aux mères, même si souvent le tribunal ne fait qu’homologuer une entente entre les parents. Il faut donc comprendre les réactions masculines à l’endroit d’une situation souvent injuste.

Pour certains autres, les épreuves commencent à l’heure de la retraite. Plongés pendant des années dans un travail qui absorbait énergie et intérêt, plusieurs hommes n’ont pas su préparer ce grand virage frappant comme un coup de massue. Leur identité de travailleurs s’effondre. Que faire maintenant de son existence ? Comment donner un nouvel élan à ses motivations pour satisfaire ses besoins et être heureux ? Faut-il retourner au boulot ?

 

De l’espoir à l’horizon

 

On l’a souvent répété, l’homme d’ici doit cesser de croire qu’il est un minus habens et c’est la condition essentielle pour se refaire une identité masculine forte et solide. Il demeure crucial de s’inspirer de grands modèles. Chacun dans son domaine respectif, Maurice Richard, Jean Béliveau, Alexandre Despatie, Félix Leclerc, Michel Tremblay, Alain Lefebvre, Fernand Dumont, Jean-Paul Lemieux, Pierre-Elliot Trudeau, René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard… sont des hommes porteurs de grandes qualités; leur réussite et leur comportement viennent renforcer notre identité masculine. Chacun de nous, sur une échelle moindre, nous sommes capables de marquer notre destin et d’accomplir des choses pour le plus grand bien de notre entourage et de la communauté.

La condition masculine est trop importante pour être surtout  une revendication de garde d’enfants, une empoignade sur les pensions alimentaires ou des discussions oiseuses sur le féminisme outrancier. La condition masculine, ce n’est pas le masculinisme radical, outrageux et blessant et pour la femme et pour l’homme. La condition masculine doit inciter à une réflexion profonde et appropriée sur le quotidien des hommes dans notre société,  en ayant bien dans l’esprit que l’avenir de la femme, c’est l’homme et que l’avenir de l’homme, c’est la femme. Aucun débat ne sera donc possible si l’on maintient une dialectique de l’affrontement entre les sexes.

Oui, le tableau de la condition masculine est sombre, mais un certain espoir pointe à l’horizon. Les hommes de bonne volonté, ceux qui voudront s’affirmer dans une masculinité renouvelée, réussiront sans doute à bien identifier leurs besoins et à se tourner vers des solutions idoines. Des exigences seront toutefois incontournables : la nécessité de faire le point sur leur propre vie, de l’introspection, une prise de conscience de leurs difficultés et l’action salvatrice qui permet souvent de tourner la page et de s’engager dans la voie du renouveau.

 

http://andreledoux.Blogauteurs.net

           

 

 

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 La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, a lancé, le 22 novembre dernier,  la dernière phase de la campagne gouvernementale de sensibilisation à la violence conjugale. C’est le comédien Patrice Robitaille qui, dans un message  médiatique, fait appel à la solidarité pour que nous disions tous non à la violence conjugale.

Les statistiques

En 2008, selon les données des Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec du ministère de la Sécurité publique, 17 321 infractions touchant la violence conjugale ont été enregistrées par les corps policiers. De ce nombre, 14 242 étaient contre des femmes et 3 079 contre des hommes.  L’an dernier, 11 personnes ont été tuées dans un contexte de violence conjugale (9 femmes et 2 hommes) et 27 (23 femmes et 4 hommes) ont été victimes de tentative de meurtre. Onze  personnes ont donc perdu la vie dans un contexte de violence conjugale, le plus faible taux d’homicides de la dernière décennie.

Un message unilatéral

            Patrice Robitaille énumère, dans son message publicitaire, les prénoms des femmes qui, dans sa vie d’homme, l’ont aidé ou appuyé, ce qui  lui a permis de devenir ce qu’il est devenu. Il dénonce ensuite cette violence conjugale qui viendrait exclusivement de l’élément masculin.

            Deux observations.  Les hommes ne semblent pas avoir pris part à l’éducation ou à  la formation du comédien, selon le message. Son père n’aurait pas été d’un précieux secours dans son enfance ?  Aucun de ces professeurs masculins n’a exercé de bonne influence sur sa conduite ? Aucun comédien ne l’a parrainé ou soutenu pour qu’il en arrive à ses objectifs, ni aucun ami… ? Bizarre ! Le message est pour le moins unilatéral et discriminatoire envers les hommes ; il n’y en a que pour les femmes à qui les hommes devraient tout.

La violence des femmes

            L’autre observation touche l’aspect social du message : c’est aux  hommes essentiellement qu’il faut attribuer la violence conjugale. Un peu trop court, comme affirmation. Les femmes peuvent être violentes en couple, une violence souvent psychologique qui peut blesser profondément leur conjoint. Les recherches de Denis Laroche de l’Institut de la statistique du Québec démontrent clairement la dimension mutuelle de la violence dans le couple ; le chercheur soutient qu’il existe autant de chances que le recours à la violence ait été amorcé par une femme que par un homme.

            Et que dire de la violence qui sévit entre les couples de lesbiennes ? Selon Statistique Canada, peut-on lire dans la Gazette des femmes (novembre-décembre 2005), le taux de violence conjugale chez les homosexuelles est le double de celui déclaré par les hétérosexuelles (15 % contre 7 %) et des experts soutiennent que c’est plutôt de 22 à 24 % si l’on extrapole à partir des statistiques américaines. Oui, des femmes battent et violentent leurs blondes. Et les conséquences sont tragiques : honte, baisse de l’estime de soi, maladies psychosomatiques, etc.

 

            Le message publicitaire nous semble tendancieux dans la mesure où il ne fait pas la part des choses quant à la violence conjugale, un phénomène qui est l’apanage des hommes et des femmes. Pour se conformer à une certaine rectitude politique, beaucoup trop de médias et les rapports de police sur la violence dans le couple accusent systématiquement les hommes dans les cas d’agression et de brutalité. Comment expliquer que la ministre Saint-Pierre passe sous silence les résultats des recherches de Statistiques Canada et de l’Institut de la statistique du Québec sur la violence des femmes à l’endroit des hommes ? Ces  recherches illustrent que les hommes sont victimes de violence conjugale dans une large proportion et certains soutiennent même que cette violence est presque similaire à celle des femmes.

            Comme l’écrit si bien le philosophe François Brooks, sur son site Philo5.com, dans un article intitulé La violence faite aux hommes,

La violence morale faite aux hommes par notre société féministe ne se termine pas dans une tuerie spectaculaire ; elle prend plutôt la forme silencieuse et anonyme du suicide des jeunes hommes dont on ne parle jamais au téléjournal. Vivre homme au Québec, c’est être amené à se détester tous les jours en regardant le téléjournal. On se croirait revenu au temps de l’inquisition où on brûlait les sorcières sur la place publique. Les rôles sont simplement inversés. Ce sont maintenant les femmes qui ont le beau rôle. Comme si celles-ci ne portaient pas en elles la nature humaine, elles ne sont presque jamais au banc des accusés.

            Bref, reconnaissons que la violence conjugale est souvent le problème de la femme et de l’homme, un partage de colère et de rage qu’il faut éradiquer le plus possible.

                                                                                              André Ledoux

P.-s. L’auteur n’est pas antiféministe et il déplore notamment la tuerie de la Polytechnique qui a mis en cause un détraqué;  il souhaite que les relations entre les femmes et les hommes soient harmonieuses pour le plus grand bien de la vie de couple.

_____________________

Référence

Ledoux, André  De l’homme en crise à l’homme nouveau, Essai sur la condition masculine, Québec, Option Santé, 2009, 244 p.

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                                                  Nos sociétés occidentales, tout axées sur le jeunisme et constamment à la recherche de la fontaine de Jouvence, nourrissent ce mythe persistant de l’inutilité de la personne âgée. Combien de gens ont l’impression que les vieux coûtent cher au système de santé, parce qu’ils sont surtout malades, qu’ils sont une entrave au développement socio-économique et que leur existence  est  souvent futile ?  

Une image dévalorisante

                        Bien que les propos sur la longévité et l’espérance de vie rehaussent l’image qu’on se fait habituellement des personnes âgées, mythes et préjugés semblent davantage ancrés dans l’esprit des jeunes et des adultes qui, souvent, ignorent ce que sont véritablement les aînés. Selon une étude publiée aux États-Unis,  les cadets croient que les sujets âgés ont les cheveux blancs, le visage ridé, le dos voûté, qu’ils sont  casaniers, passent leur journée à ne rien faire et que rien ne les distingue les uns des autres.  

                        Un peu dans le même sens, le Dr Roy L. Walford avoue : 

À en croire ces mythes, les vieillards sont improductifs, peu ou pas engagés, rigides, séniles, collés à l’écran de télévision dans leurs mouroirs, ou bien avachis sur un banc de parc, occupés à nourrir les pigeons et à regarder les gens passer;  et malgré ça, elle se multiplie cette masse énorme des lents à crever et des morts vivants, ridés et crachotants, engeance pitoyable à laquelle nul dans son bon sens ne souhaiterait appartenir.  Toujours selon ces mêmes mythes, les vieux sont inutiles, inintéressants, et l’on peut sans inconvénient les ignorer et les exclure. *

 

La réalité est heureusement différente

 

                               Pourtant, ce n’est pas ce qu’on peut observer  dans la demeure des aînés, les résidences pour personnes âgées ou  les centres d’hébergement:  les aînés fréquentent la bibliothèque, s’adonnent au bénévolat, jouent au bridge, participent à des conférences, à des repas communautaires ou des  visites guidées, vont au cinéma, reçoivent des amis, font de l’exercice et de la danse sociale,  écrivent, lisent, écoutent de la musique, discutent comme bien des jeunes ne réussissent pas à le faire. On passe ainsi du mythe à la réalité !

             De plus, dans nos sociétés modernes, on associe malheureusement vieillesse et mauvaise santé. Quelqu’un de vieux est vraisemblablement une personne malade. Pourtant,  un grand nombre d’aînés sont  en bonne santé et plus de 75 % vivent dans leur maison occupés à diverses activités…  En général, les aînés sont en bonne santé, s’efforcent de bien manger et de faire de l’exercice. Ils sont des adeptes du conditionnement physique, de la danse sociale, de la pétanque et de la marche. Ils développent de plus en plus le souci du mieux-être; leur apparence s’en ressent et il n’est pas rare de rencontrer des personnes, surtout des femmes, qui ne font absolument pas leur âge;  on leur donnerait 65 ans alors qu’ils en ont 76 !

                        L’engagement social des personnes âgées est proverbial. Au Québec, près de 2 millions de personnes consacrent annuellement environ 310 millions d’heures à la bienfaisance et ce sont en majorité des aînés. Ils sont à peu près partout : dans les arénas, les bibliothèques, les écoles, les hôpitaux, les centres d’hébergement, les entreprises, les musées… Leur action est altruiste et magnanime.  La plupart du temps, leur implication est silencieuse, puisqu’ils sont  des travailleurs de l’ombre. Et il n’est pas exagéré de prétendre que, sans le bénévolat, la société aurait bien du mal à s’acquitter convenablement de ses obligations. Qui plus est, l’État-providence rebrousse chemin et délaisse de plus en plus les services à la population. Qui peut prendre la relève si ce ne sont les bénévoles retraités empreints de générosité et de grandeur d’âme ?

             Que serait l’économie sans les vieilles et les vieux ? Ce sont souvent eux qui ont le temps et les moyens, parfois modestes, d’aller dans les restaurants ou de faire des achats dans les centres commerciaux. Ils vont au cinéma ou aux concerts. Et nombreux sont les aînés qui voyagent… Ils constituent donc un rouage important de l’économie. C’est quoi l’image négative de la vieillesse ? Nous assistons d’ailleurs à un phénomène social nouveau :  les septuagénaires paraissent de plus en plus jeunes dans leurs corps et leur esprit et les personnes de plus de 80 ans, actives, en santé, engagées dans bien des projets,  sont de plus en plus nombreuses. Seules l’éducation et l’information pourront changer la mentalité  à l’endroit de ces aînés dont certains sont plus dynamiques et vivants que des personnes dans la cinquantaine.

                                                                                   André Ledoux

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* Walford, Roy L., La Vie la plus longue, Paris, Éd. Robert Laffont, 1984, p. 202.

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            Le 3e forum québécois sur les réalités masculines s’est tenu à l’Université Laval de Québec, les 21, 22 et 23 octobre 2009 avec, comme toile de fond, le thème Agir pour la santé des hommes. Près de 250 personnes, des hommes en majorité, ont assisté à l’événement organisé par AutonHommie,  centre de ressources pour hommes de la vieille capitale.

            La santé des hommes demeure un champ de recherche nouveau avec peu de données comparatives, de dire le sociologue Gilles Tremblay, Ph.D., dans sa conférence consacrée à la santé masculine à travers le monde.  La veille, les participants avaient entendu l’athlète du Saguenay, Pierre Lavoie, qui a traité de l’attitude des gagnants dans la vie et dont la formule peut s’établir ainsi:  Persévérance + Discipline + Respect = Succès. Pierre Lavoie n’a pas manqué de parler de ses efforts fructueux pour sensibiliser la population à la maladie orpheline, l’acidose lactique, qui a emporté deux de ces jeunes enfants.

            Le travail en atelier a permis de retenir un certain nombre de sujets ou d’idées qui se prêteront éventuellement à des réflexions plus en profondeur. En voici une brève énumération.

·        Mettre sur pied des forums pour inviter les hommes à dire leur détresse ou leur colère.

·        Faire la promotion d’un modèle masculin et légitimer la masculinité.

·        Valoriser l’image de la paternité dans les médias.

·        Développer des ressources liées à la rupture au masculin.

·        Inventorier et documenter les obstacles vécus par les pères divorcés.

·        Assurer une formation aux intervenants et aux intervenantes en matière de réactions masculines.

·        Saisir les occasions pour sensibiliser la population à la condition masculine.

·        Développer un esprit critique à l’endroit de la pornographie.

·        Montrer un modèle positif des hommes en situation de proches aidants.

·        Briser le silence dans tous les milieux en ce qui concerne les victimes d’agression sexuelle.

·        Intervenir pour contrer l’hécatombe du suicide masculin.

      Il faut donner aux hommes le souci de la prise en charge de leur santé. Ce 3e forum sur les réalités masculines a justement permis de réfléchir à la question et nul doute que les nombreuses discussions pertinentes porteront fruit à plus ou moins brève échéance.

                                                                                                     

                                                                                                 André Ledoux

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            Belle saga que cette grippe A-H1N1 qui pourrait frapper, semble-t-il,  des milliers de personnes au Québec en causant de nombreux décès. À écouter certains médecins, des microbiologistes ou les ténors de l’industrie pharmaceutique, le virus serait redoutable et l’on brandit le spectre de la pandémie. Même les propos de l’Organisation mondiale de la santé se font menaçants. Il ne manque plus qu’un avis de mobilisation générale comme au temps des grandes guerres, une distribution de masques à gaz, des couvre-feux, pour compléter ce tableau apocalyptique qu’on veut nous vendre à tout prix !

  En revanche, l’on assiste à une levée de boucliers contre la vaccination aussi bien dans le grand public que dans le monde scientifique. Au début du mois d’août dernier, le magazine médical britannique, The Lancet,  a publié un éditorial signalant l’excès de zèle des pays occidentaux pour lancer des campagnes de vaccination massive sans prendre toutes les précautions habituelles. « Les pays doivent estimer précisément les risques et les avantages d’une approbation rapide d’un vaccin contre le H1N1. D’autant plus que la maladie est bénigne et que la plupart des patients se sont totalement rétablis. » L’avertissement vient d’une revue médicale qui fait autorité.

Mais. c’est bien connu, l’appât du gain fascine les compagnies pharmaceutiques. Au premier semestre 2009, le groupe pharmaceutique bâlois, Roche, a vu son chiffre d’affaires tripler avec les ventes du Tamiflu, utilisé comme traitement de la grippe. Comment l’industrie pharmaceutique pourrait-elle résister à la tentation de ce pactole ? La campagne pour soudoyer le monde scientifique se fait en catimini… et nous rappelle souvent l’influence des compagnies pharmaceutiques dans l’émergence et l’expansion de certaines maladies.

 

      Les craintes

 

La composition du vaccin soulève des craintes. Tout d’abord, le risque d’apparition du syndrome Guillain-Barré est réel. C’est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique souvent accompagnée de séquelles permanentes;  certaines personnes en sont même décédées. Les risques sont indiscutablement là.

            Dans ce vaccin, on décrie surtout la présence d’un adjuvant, substance qui renforce ou complète les effets du traitement principal. Ces additifs sont fabriqués à base de squalène et ils peuvent provoquer des maladies auto-immunes mortelles ou entraîner des conséquences fâcheuses. Les adjuvants créeraient des effets indésirables, particulièrement chez les jeunes enfants et les femmes enceintes. Ils sont interdits aux  États-Unis, même s’ils sont autorisés en France. Pour ce qui est du présent vaccin, un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, selon le Syndicat national des professionnels infirmiers de France, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tel que le syndrome de Guillain-Barré.

 

            Le ministère de la Santé américaine vient d’accorder une immunité juridique à l’industrie pharmaceutique qui produit le vaccin contre le virus A-H1N1. Ils sont nombreux les organismes ou les scientifiques qui interprètent cette immunité comme une preuve de dangerosité du vaccin.

                                                  Des faits percutants

            Les opposants à la vaccination A-H1N1 sont souvent des chercheurs et des professionnels de la santé;  les failles du vaccin sont soulignées avec force.

·        Selon L’actualité médicale du 25 septembre 2009, journal québécois de la médecine, 45 % des médecins du Québec sont en désaccord avec la vaccination. On se demande même si le vaccin est un choix médical ou politico-économique.

·        Dans Le Figaro,  ler octobre 2009, le plus ancien quotidien français dont la ligne éditoriale est de droite, un quart des Français seraient totalement rétifs à la vaccination, selon un récent sondage. Et la défiance n’épargne pas les professionnels de la santé. La Coordination nationale médicale santé environnement (CNMSE), qui revendique un millier d’adhérents professionnels de la santé, exige des preuves scientifiques démontrant que cette vaccination est nécessaire et sans danger notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. L’organisation s’inquiète, par exemple, de la présence d’adjuvants,  produits destinés à amplifier la réponse immunitaire au vaccin.

·        Pour sa part, le journaliste  Jean-Jacques Samson tient des propos fort justes dans la livraison du Journal de Québec du 6 octobre 2009 : À moins qu’un vent de panique imprévisible traverse le Québec ou que les gouvernements réussissent une campagne de publicité extraordinairement convaincante, des millions de doses du coûteux vaccin contre la grippe A (H1N1) seront gaspillées.

Un sondage Léger Marketing réalisé dans la région de Québec montre en effet que 84 % des répondants n’ont absolument pas peur d’attraper cette grippe et qu’au maximum 24 % seulement ont l’intention de recevoir le vaccin. Même si les médias diffusent chaque jour des informations sur les risques d’une pandémie et sur le déploiement des mesures prévues pour y faire face, dont certaines sont pourtant à faire glacer le sang, les alertes coulent encore sur le dos de la population comme l’eau sur celui d’un canard.

Un autre sondage, Decima celui-là, arrivait à la conclusion que 45 % des Canadiens pensaient à se faire vacciner. Ils sont un peu plus nombreux dans les grandes concentrations urbaines à opter pour le vaccin, sans doute en raison des contacts forcés plus étroits comme dans le métro, mais plus de la moitié de la population demeure néanmoins réfractaire.

·        Autre fait troublant. La notice explicative insérée par inadvertance dans la boîte du vaccin, fabriqué par Novartis en 2009, est apparue sur Internet en raison d’une fuite. Selon cette notice, le vaccin serait dangereux et provoquerait toute une série d’effets indésirables, des effets graves à mortels. Il ne faut pas oublier que les tests sur le vaccin ont été effectués sur une petite échelle dans un bref laps de temps.

 

·        Sur le site du Syndicat des professionnels infirmiers de France, en date du ler septembre 2009, concernant ladite vaccination, on peut lire ceci : Comme nos collègues infirmières de Grande-Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir “raison garder”. La pandémie peut causer une crise économique, et l’État s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes” souligne Thierry Amouroux,  secrétaire général du SNPI.

 

Décidément, les témoignages contre la vaccination A-H1N1 sont accablants; nous

nous devons d’être vigilants et de prendre une décision sensée, d’autant plus qu’il existe des moyens éprouvés, qui ne passent pas par la vaccination, pour combattre bactéries et virus.

         Des mesures efficaces contre les virus du rhume et de la grippe

         Être vacciné, c’est être séropositif, ayons bien ça dans l’esprit, et la séropositivité n’a pas bonne presse depuis l’avènement du sida. Les vaccinés sont des réservoirs ambulants de microbes.  Un peu cynique, cet aphorisme n’en révèle pas moins une réalité : si les bactéries et les virus circulent dans votre organisme, à la suite des vaccinations, les anticorps pourraient bien ne pas suffire à la tâche et ces microbes n’attendront que l’occasion pour déjouer votre immunité.

Voici donc des solutions autres que la vaccination.

Mesures de prévention

Ø  Se laver les mains fréquemment dans la journée avec de l’eau chaude et du savon. Ne pas toucher son visage, les yeux, le nez ou la bouche, si l’on croit avoir les mains sales. Le lavage des mains est la mesure primordiale de lutte contre les infections. Bien entendu, les désinfectants jouissent d’une certaine efficacité.

Ø  Fuir les foules où de nombreuses personnes sont entassées comme dans les manifestations, les salles de cinéma et de concert ou les centres commerciaux à l’heure d’affluence.

Ø  Éviter les activités physiques intenses susceptibles d’affaiblir le système immunitaire. Des foyers de grippe A-H1N1 ont été observés, en plein été, chez certains grands sportifs. Des efforts physiques soutenus tout comme une accumulation de fatigue et de stress rendent plus vulnérables aux infections microbiennes.

  

Mesures de renforcement du système immunitaire

Ø  Des légumes et des fruits, jusqu’à neuf portions par jour, des bleuets  en particulier, car une demi-tasse détient un pouvoir antioxydant aussi élevé que cinq portions de fruits et de légumes. Buvez également des jus : une quantité de 300 ml de jus, 100 % naturel, équivaut à deux portions…

Ø  Des huiles de lre pression à froid - olive, tournesol, carthame, soya… - tous les jours, et des oléagineux, pour leur teneur en vitamine E, nutriment immunostimulant.

Ø  De la vitamine C :  un supplément de 500 mg par jour, sous forme estérifiée de préférence;  cette vitamine est bactéricide et virucide. Les fruits et légumes n’apportent pas suffisamment, au quotidien, la quantité nécessaire de cette reine des vitamines.

Ø  Des aliments riches en sélénium comme les produits laitiers, le poisson, la levure de bière,  l’ail, l’oignon, la viande, les céréales et le germe de blé. De plus,  manger deux noix du Brésil par jour augmente de 65 % le niveau sanguin en sélénium.

Ø  Des probiotiques qui maintiennent la flore intestinale saine, ce qui est très favorable à la prévention des infections, un minimum de 10 milliards de bactéries par jour.

Ø  De l’isolat de protéines de petit-lait, source essentielle du glutathion qui optimise le rendement du système immunitaire en détruisant bactéries et virus.

Ø  De l’ail, un autre nutriment capable de tonifier les défenses de l’organisme. Le spectre d’action bactéricide de l’ail est impressionnant puisqu’il agit sur près de 72 types de bactéries responsables de diverses pathologies. De préférence en supplément, plus concentré et avec digestion entérique. Attention aux effets hypotenseurs de l’ail.

Ouf ! Tout ça ! Il est beaucoup plus simple de se faire vacciner, me direz-vous. Mais votre santé a un prix et les risques de la vaccination sont exceptionnellement graves.  C’est votre choix, poursuivez votre réflexion, si vous n’êtes pas convaincus des dangers du vaccin A-H1N1.

 

                                                André Ledoux, conseiller en santé

 

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Trop de gens ignorent les bienfaits du bénévolat dans la vie économique.

J’apprenais tout récemment que l’action bénévole a permis à l’État américain d’économiser la rondelette somme de 12  milliards de dollars en 2008. Au Québec, pour la même année, les bénévoles ont fait épargner à leur gouvernement la somme de 650 millions de dollars. C’est inimaginable et, dans ces temps de crise financière, les bienfaits du bénévolat sont exemplaires;  nous sommes bien loin des escroqueries d’un Earl Jones.

Contre vents et marées, les bénévoles continueront à se dévouer à diverses causes pour aider leur prochain et pour atténuer la misère, la pauvreté et la souffrance… Qu’ils soient salués et nous leur exprimons toute notre reconnaissance. Sans ce bénévolat, que seraient nos sociétés ?

André Ledoux

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                      Le féminisme et l’aide aux hommes en difficultés

 

            Les féministes extrémistes vont certes protester avec véhémence  à l’idée de rappeler leur ascendant et leur emprise sur les autorités gouvernementales grâce à des leviers comme le Conseil du statut de la femme, le Secrétariat à la condition féminine, la Fédération des femmes du Québec et le reste. La mise sur les tablettes, à toutes fins utiles, du rapport Rondeau qui recommandait d’accroître les ressources destinées aux hommes est une preuve manifeste de l’influence d’un féminisme de mauvais aloi.  Suite à la publication de ce rapport, 17 groupes de femmes dont la Fédération des femmes du Québec se sont attaqué au contenu de l’étude dans un document intitulé Comment fabriquer un problème, paru en décembre 2004. Le rapport a été déchiqué par le puissant lobby du féminisme institutionnel (un problème « fabriqué », n’est-ce pas ?), d’écrire Mario Roy de La Presse, et conséquemment classé dans le classeur des affaires classée. Dans les milieux bien informés, on n’hésite pas à dire que certaines féministes veulent sauvegarder leurs privilèges et continuer à recevoir leurs subventions.

Pourtant,  la détresse de certains hommes et leurs besoins sont criants. L’affaire Guy Turcotte en témoigne largement : ce médecin cardiologue  a assassiné ces deux jeunes enfants, avant de tenter de se suicider,  à Piedmont, le 21 février 2009, à la suite d’une séparation conjugale. Ce tragique événement nous renvoie au documentaire L’amour qui tue, du réalisateur Joël Bertomeu. Sous l’effet de l’échec, d’un revers sentimental ou d’une calamité, des hommes vont exprimer leur souffrance dans une violence extrême. Si tous  ne commettent pas toujours l’irréparable, il n’en demeure pas moins que, dans l’adversité, la plupart se renferment, cachent leurs sentiments et deviennent stoïques. Sans juger ou humilier les hommes en difficultés,  le système doit s’adapter à la mentalité masculine et développer l’aide et les services appropriés qui leur seront d’un précieux secours.

            Le rapport Rondeau, remis au ministère de la Santé et des Services sociaux en janvier 2004,  préconisait justement une ouverture sur les réalités des hommes pour répondre à leurs besoins. Plusieurs  lignes directrices du document méritent considération :

 

Ø  Fournir des services pour les hommes en situation de crise.

Ø  Mieux former les intervenants et les intervenantes qui doivent travailler auprès de la clientèle masculine.

Ø  Adapter le mieux possible la prestation des services comme la lutte aux comportements violents ou l’accessibilité aux soins pour les hommes abusés sexuellement.

Ø  Promouvoir les saines habitudes de vie pour rendre les hommes soucieux d’une prise en charge de leur santé.

Ø  Revaloriser l’image des hommes dans la publicité et les médias pour renforcer l’estime de soi d’un certain nombre d’individus.

Ø  Améliorer tout ce  qui s’appelle service et soutien aux hommes.

Ø  Réfléchir à la condition masculine et effectuer des recherches dans le domaine pour contribuer à élargir les savoirs sur les réalités des hommes pour mieux intervenir ensuite auprès d’eux.

 

            Il est clair qu’il importe de donner suite aux recommandations du rapport Rondeau. C’est le seul document de base qui décrit très bien les besoins des hommes au Québec, tout fournissant des éléments de réponse.

 

                                                                                               André Ledoux

 

 

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Je déambule lentement…

Je déambule lentement dans le corridor de l’unité 3e H où attendent, assises ou debout, plusieurs personnes à qui j’offre des services. Dans les salles de traitements, couchés ou bien calés dans des fauteuils, des malades reçoivent des transfusions de sang ou des cocktails de chimiothérapie. Certains acceptent un verre d’eau ou un café et me remercient avec un sourire. Rarement impatients, la plupart de ces gens affichent une grande résignation.

Quand j’ai commencé à exercer mon bénévolat dans la section d’hémato-oncologie de l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, il y a près de dix ans, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. J’imaginais, par exemple, que les personnes gravement atteintes d’un cancer pouvaient parfois se laisser aller à des crises de larmes ou de désespoir. Bien sûr, des larmes sont souvent versées… mais point d’éclat !

C’est comme si ces grands malades en étaient arrivés à une autre phase de leur vie. Sans doute, ont-ils réagi avec colère ou détresse lorsque le verdict de pathologie grave a été prononcé. Sans doute, ont-ils éprouvé beaucoup de chagrin devant un pronostic de maladie plus ou moins incurable. Ces personnes ont également réfléchi, à coup sûr, à la mort, peut-être dans un contexte de désespérance.

Jean-Paul Sartre a déjà écrit que la vie commençait de l’autre côté du désespoir. À quoi bon pleurer, s’emporter, vociférer, déprimer ? Ne faut-il pas plutôt accepter tout bonnement ce que la vie nous laisse sur son passage ? Et, indubitablement, chez un grand nombre de patients, la résignation est le sentiment le plus répandu, du moins dans ce qu’on laisse paraître dans le langage gestuel et les mots échangés verbalement. Il faut prendra ça comme ça vient ! Il arrivera ce qui arrivera ! disent-ils, certains avec sérénité même.

Contraire de la révolte qui consiste à refuser l’autorité, une règle ou une situation de vie, la résignation est le fait d’accepter sans protester, une tendance à se soumettre sans trop réagir, selon les mots du Petit Robert. On se fait une raison, on renonce à ce qu’on aurait préféré. La résignation ne s’intègre pas très bien au système de valeurs de nos sociétés ultra-modernes axées sur la consommation effrénée et la satisfaction immédiate des besoins. D’aucuns pourraient prétendre qu’elle est la caractéristique des faibles et que les forts, les battants, n’en ont cure.

Pourtant, nos observations de bénévole nous incitent à croire que la résignation des grands malades relève d’une profonde sagesse de l’être humain. Une sagesse qui commande d’accepter finalement ce que la vie nous réserve pour éviter de se faire du mal, de se meurtrir, de plonger dans une profonde révolte souvent destructrice. Pourvu que, dans leur for intérieur, ces grands malades puissent continuer à lutter raisonnablement pour recouvrer santé et bien-être !

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