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Archives pour la catégorie “santé”


 

                        La tête, c’est très important quand on vieillit, comme l’affirme le commun des mortels. En fait, bien fonctionner sur le plan cérébral, c’est toujours essentiel, pour employer un truisme.  Mais, pour les postcinquantenaires, la vitalité intellectuelle et cognitive constitue un aspect capital de la qualité de vie et de l’autonomie individuelle. 

                        La gériatrie reconnaît de plus en plus que la stimulation intellectuelle est un facteur de grande protection contre le vieillissement du cerveau. À juste titre,  les activités intellectuelles de toutes sortes sont préconisées, surtout après 50 ans,  au moment de la retraite, pour entretenir les fonctions cérébrales. L’exercice de l’esprit est primordial et il n’est jamais trop tard pour commencer le jogging de notre matière grise. Le cerveau s’apparente à un muscle; utilisez-le sinon vous en réduirez l’efficacité. Use it or Loose it !  disent les Américains. 

           Multiples sont les activités mentales qui permettent de lutter contre le déclin de nos capacités intellectuelles : les échecs, le scrabble, le bridge, les mots croisés, les sudokus, la lecture, les arts comme la peinture et la musique, l’écriture, l’apprentissage sous toutes ses formes,  le travail à l’ordinateur… Le jeu de bridge, pour sa part, ne cède pas sa place et semblerait le nec plus ultra des exercices cérébraux.

 

Une supériorité intellectuelle

 

                        En effet, Ernie J. Zelinski, ce docteur ès loisirs, philosophe populaire dont les livres sont des succès en Europe et en Amérique du Nord, soutient sans ambages :  Le meilleur moyen pour garder une supériorité intellectuelle sur les autres personnes de votre âge est sans doute de jouer au bridge. Propos sans doute prétentieux, diront certains. Mais il faut reconnaître que ce jeu exige de la concentration, de la mémoire et de l’endurance mentale, puisqu’une séance peut facilement durer trois heures. Une des activités intellectuelles les plus connues au monde, jeu universel qui peut se jouer dans toutes les langues, jeu de défi qui comble ses adeptes, le bridge n’est pas facile à maîtriser.  Il fait constamment appel au jugement et à l’intelligence, sans oublier le rôle essentiel de la mémoire.

                        Un professeur de biologie de l’Université Berkeley en Californie, Marian Diamond, va jusqu’à préciser que le bridge renforce le système immunitaire en augmentant le taux de leucocytes, ces globules blancs qui s’attaquent aux intrus comme les virus et les bactéries.  Et ce jeu de cartes réduirait de 50 % le risque de contracter la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs du Centre de recherche Rush de Chicago.

 

 

 

                                             De saines relations humaines

 

                        Un des apports de grande importance du bridge, c’est de favoriser le développement des relations interpersonnelles. En général, les joueurs de bridge sont des gens sociables. Et nombreuses sont les personnes qui se sont faites des amis grâce au bridge; ces relations interpersonnelles s’avèrent primordiales à la retraite pour briser la solitude et créer de l’entraide.

                        Bien que le bridge soit une activité intellectuelle à préconiser pour le maintien des fonctions cérébrales, c’est la diversité des stimulations qui s’avère bénéfique. Ainsi, en plus de jouer au bridge, il serait de première importance de lire, d’écrire ou de jouer du piano. Cet entraînement mental est toutefois indissociable de l’activité physique pour les aînés qui veulent sauvegarder la santé mentale.

                       

                                                  L’activité physique

 

                        Dans une conférence prononcée le 27 mai 2010, Louis Bherer, Ph.D., du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal ne manque pas de rappeler que le vieillissement cérébral est surtout causé par une décroissance des connexions neuronales. Si la scolarité est un modérateur du déclin mental, la stimulation cognitive et l’activité physique ne laissent pas leur place.

                        Oui, l’exercice physique est un antivieillissement cérébral, selon les recherches du professeur Bherer. En voici les explications :

 

·        L’activité physique soutient l’intégrité cérébrovasculaire en favorisant le transfert de l’oxygène par le biais des globules rouges et en améliorant le flux sanguin.

·        Elle stimule la communication entre les cellules nerveuses et la création de nouvelles connexions entre les neurones et les nouveaux neurones.

 

Il n’est pas nécessaire de fréquenter assidûment un centre de conditionnement physique pour obtenir des résultats probants. La marche seulement, quatre ou cinq fois par semaine, à bons pas, des séances d’environ 25 minutes, peut très bien suffire.

                        Même si nous ne sommes pas tous égaux devant le vieillissement, il n’en demeure pas moins que le cerveau détient une capacité d’apprentissage notable, à un âge avancé, et qu’on peut amplifier sa performance grâce à la stimulation intellectuelle et à l’exercice physique.

 

Blogauteurs.net                                                                                          André Ledoux

                       

 

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Il y a une trentaine d’années, lorsque le Dr Denis Burkitt annonça qu’on pouvait diminuer les risques d’une crise cardiaque en mangeant davantage de pain de blé entier; la communauté scientifique s’esclaffa et on prit le chirurgien britannique pour un excentrique. Aujourd’hui, il est devenu une sommité du monde médical et ses idées influencent la façon de combattre et de prévenir certaines maladies.

                       


Dans une alimentation équilibrée, les fibres sont devenues aussi importantes que les protéines et les glucides. En fait, bien des ennuis de santé sont causés par la prise d’aliments trop raffinés comme le pain blanc, les pâtisseries, les céréales commerciales et les sucreries. L’Institut national du cancer des États-Unis affirme que 35% des cancers sont liés à l’alimentation, particulièrement aux régimes riches en graisses et pauvres en fibres.

 

            Passons outre aux savantes distinctions entre les types de fibres pour retenir que les fibres sont des composantes des aliments que l’organisme n’est pas en mesure de digérer; ces composantes passent directement dans l’intestin pour y jouer rôle de lest et leur capacité à absorber l’eau assure un meilleur transit intestinal. Les fibres sont à la base du croquant des carottes crues, de la mie dense du blé entier et de la consistance épaisse de la soupe aux pois. Les grains et les céréales complètes, les fruits, les fruits secs, les légumes et les légumineuses constituent les principales sources de fibres. Les céréales de type Bran Flakes, All-Bran, la pomme, la pomme de terre et les légumineuses (fèves, haricots, pois) sont des aliments qu’on devrait largement consommer, car leur teneur en fibres est fort élevée. Et on peut toujours ajouter à nos plats du son d’avoine ou de blé pour en augmenter la quantité de fibres. En passant, si vous n’êtes pas habitué à consommer du son, il faut y aller graduellement pour habituer le côlon à ce type de fibre; vous éviterez ainsi gaz et ballonnements.

           

            On ne se soucie pas suffisamment de la consommation de fibres dans notre alimentation. Elles sont pourtant indispensables à une bonne santé et permettent même de lutter contre des problèmes comme la constipation, les hémorroïdes, la diverticulose et même la maladie cardio-vasculaire. Les fibres maintiennent aussi à la normale les taux de lipides et de glucose sanguin, tout en créant un effet de satiété;  elles sont ainsi un coupe-faim. Elles contribuent, enfin,  à réduire la quantité de cholestérol et de triglycérides dans l’organisme en se liant aux différents gras.

 

Le psyllium est une céréale semblable à l’avoine, au blé et au maïs. Il s’agit d’une des sources les plus naturelles de fibres solubles. Surtout cultivé en Inde, le plantago fournit les graines de psyllium et c’est la partie externe de la graine qui est utilisée dans l’alimentation. Le psyllium est la source la plus concentrée de fibres solubles parmi toutes les céréales.

Le psyllium a plusieurs avantages :

  • Il a des effets hypocholestérolémiants, ce qui aide à réduire le risque de maladies coronariennes.
  • Il augmente l’impression de satiété et aide à mieux contrôler le poids.
  • Il régule la glycémie (surtout en cas de diabète).

Le psyllium contient huit fois plus de fibres solubles que la quantité équivalente de son d’avoine ! Ces fibres solubles productrices de volume sont souvent associées à un «balayeur de côlon», parce qu’il nettoie le gros intestin de ses toxines de putréfaction.

 

Par ailleurs, les fibres absorbent, un peu comme une éponge,  les gras saturés  et c’est la raison pour laquelle elles ont la réputation d’abaisser le taux de cholestérol. Elles maintiennent également à la normale les taux de lipides et de glucose sanguin, tout en créant un effet de satiété. Elles préviennent aussi de nombreux désordres intestinaux, parce qu’elles réduisent la pression à l’intérieur du côlon par une augmentation de volume;  elles facilitent l’évacuation des selles et diminuent ainsi les risques de cancer.

 

            Pour investir dans notre capital santé et  accroître notre longévité, il est primordial de réviser, à l’occasion, nos habitudes alimentaires. Consommons-nous une quantité acceptable de fibres, c’est-à-dire 30 à 40 g par jour ? Et buvons-nous suffisamment d’eau, ce complément indispensable des fibres ?

                      

                                                                                                 André Ledoux       Blogauteurs.net

                       

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         Le Réseau des soins palliatifs du Québec (RSPQ) a tenu son congrès annuel, les 10 et 11 mai,  au Centre des congrès de Québec. Près de 1 100 personnes ont assisté à l’événement. Ce sont pour la plupart des travailleurs de la Santé et des Services sociaux : bénévoles, travailleurs sociaux, psychologues, infirmières et médecins.

            Deux grandes conférences. L’auteur, professeur et psychiatre à la polyclinique médicale universitaire de Lausanne, le Dr Marco Vannotti a  prononcé une conférence fort appréciée sur la relation humaine dans l’art des soins. Pour sa part, la professeure de théologie de l’Université de Neuchâtel a traité du pouvoir de la compassion.

            Un grand nombre d’ateliers ont suscité l’intérêt de tous les participants, que ce soit les exigences envers les bénévoles en soins palliatifs, la pharmacologie des opiacés, la musicothérapie, la psychologie en soins palliatifs, les soins de la bouche chez les personnes en fin de vie, comment aider les familles en deuil, etc.

            Sans en douter, ce grand rassemblement a permis d’entamer une réflexion de fond sur un sujet qui ne devrait laisser personne indifférent, surtout quand on dépasse la cinquantaine. Quand la médecine curative s’avoue vaincue, il reste une dernière phase d’une valeur primordiale : comment faut-il accueillir la finitude de la vie ?

André Ledoux

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Avec raison, il est beaucoup question de la vitamine D et de ses carences depuis quelque temps. L’actualité médicale, le journal4 plutôt conservateur des médecins du Québec, va jusqu’à dire que nous vivons actuellement une épidémie  de déficience en vitamine D. L’auteur de l’article, le Dr Gaétan Brouillard, explique que la vitamine D est plus qu’une simple vitamine puisqu’elle agit comme une hormone capable de contrôler les taux de calcium et de phosphore, le métabolisme des os et les fonctions neuromusculaires. Or, notre alimentation renferme trop peu de vitamine D, toujours selon ce médecin, et les conséquences possibles d’une carence sont graves :  ostéoporose, fractures osseuses, hypertension, augmentation de l’APS (prostate), affaiblissement du système immunitaire, dépression, prédisposition aux cancers notamment les cancers du sein, de la prostate et du côlon. On estime que plus de 70 000 Américains meurent de cancer, chaque année  par insuffisance de vitamine D.

Aux États-Unis et en France, par exemple, plus de 75% de la population est déficiente en vitamine D. Les résultats d’une recherche présentés, fin novembre 2009, à la conférence annuelle de l’American Heart Association a démontré que les sujets  en carence de vitamine D ont 45 % plus de probabilités de développer une maladie coronarienne et 78 % plus de risque de subir une attaque cérébrale. Ce n’est pas peu dire.

 

Les sources

 

La vitamine D est synthétisée dans la peau lors d’une exposition aux rayons ultraviolets B (UVB). Cette réaction dépend toutefois de la latitude, de la saison, de l’heure de la journée, de l’âge, de l’utilisation d’écrans solaires et de la pigmentation de la peau. Une exposition au soleil en maillot de bain, pendant 20 minutes, procure entre 10 000 et 20 000 u.i. de vitamine D (D3, cholécalciférol). Le soleil est donc la principale source de vitamine D. Mais nous avons une phobie excessive du cancer de la peau, si peu justifiée pour nous qui vivons au nord de l’Amérique, avec plusieurs journées pluvieuses durant l’été. Avant 10 h le matin et après 15 h l’après-midi, en raison de l’inclinaison solaire, nous synthétisons fort peu la vitamine D et, de septembre à avril, il en est de même parce que l’inclinaison solaire est trop oblique.  La carence en vitamine D est cruciale et les retombées sont sérieuses pour la santé, que vous habitiez la Floride ou le Québec.

Les sources alimentaires de vitamine D au Canada sont les aliments enrichis comme le lait de vache et la margarine. L’enrichissement du lait de chèvre, des boissons enrichies à base de plantes (boissons de soya enrichies) et des jus d’orange enrichis de calcium demeure facultatif. Les autres sources  sont les poissons gras, le foie de boeuf et le jaune d’oeuf. Une tasse de lait fournit 100 u.i. de vitamine D, un œuf, 80 u.i. et une portion de poisson gras, 300 u.i.

 

 

 

Les besoins

 

Encore une fois, il est utopique de vouloir combler, par notre alimentation,  nos besoins de vitamine D, à moins de consommer certains aliments d’une façon irréaliste. La supplémentation (D2, ergocalciférol) s’impose donc  et Santé Canada recommande même un supplément journalier de 400 u.i.5 aux adultes de plus de 50 ans et de 600 u.i. à ceux de plus de 70 ans. Selon l’Institute of Medicine’s Food and Nutrition Board américain, la limite supérieure tolérable de consommation de vitamine D pour un adulte est de 2 000 UI (25 µg). Certains experts estiment que cette limite supérieure serait plutôt de 10 000 UI (25 µg) et que la dose quotidienne pourrait être de 2 000 UI (25 µg). Les récentes études sur la vitamine D suggèrent que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient utiles, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver

Pour sa part, le Dr Brouillard affirme que si une personne est en carence évidente, on peut lui conseiller de prendre une dose de 50 000 u.i. par semaine -  il existe des comprimés de cette teneur aux États-Unis -  pendant huit semaines, puis 25 000 u.i. par semaine pendant huit autres semaines. La dose d’entretien quotidienne peut être de 2 000 u.i. Selon ce médecin, les intoxications à la vitamine D sont rarissimes : à des doses de 10 000 u.i. par jour pendant six mois, des personnes n’ont manifesté aucun signe d’intoxication.

À moins que vous arriviez d’un séjour au Mexique ou dans les Antilles, avec une peau raisonnablement basanée, il est à peu près certain que vous avez des carences en vitamine D. Sans vouloir être opportuniste, il me semble donc capital de combler nos besoins en vitamine D et cet objectif menant à une meilleure santé est forcément lié à une supplémentation en bonne et due forme.  Parlez-en avec un professionnel de la santé.

 

                                                                                  André Ledoux

Référence

Gaétan Brouillard, “La déficience en vitamine D:  une épidémie !”, L’actualité médicale, 21 septembre 2009

André Ledoux, Blogauteurs.net

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                        Le vendredi 19 février 2010, à l’hôtel Omni de Montréal, s’est tenu le symposium sur les produits de santé naturels (PSN). L’événement a réuni une centaine de professionnels de la santé, surtout des pharmaciens et quelques médecins. Les participants ont manifesté beaucoup d’intérêt pour chacune des six conférences.

·         Les probiotiques

       M. Daniel Thirion, M.Sc., Pharm.D., a prononcé la première conférence en nous parlant des probiotiques. Les nombreuses recherches démontrent avec évidence l’utilité des bactéries lactiques pour contrer la plupart des diarrhées. Comme on le sait, les probiotiques sont aussi particulièrement indiqués dans les cas d’antibiothérapie, laquelle peut détruire entièrement la flore intestinale;   à consommer deux heures avant ou après la prise du médicament.  Les probiotiques sont également sensibles à l’acide chlorhydrique de la digestion d’où l’importance de les prendre en général loin des repas.

·         Réglementation des produits de santé naturels au Canada

       La réglementation sur les PSN est entrée en vigueur le 1er janvier 2004. Elle définit les PSN comme des substances capables de traiter ou de prévenir les maladies;  ces produits peuvent aussi restaurer ou rétablir certaines fonctions organiques. Bref, ils contribuent au maintien de la santé. Grâce à cette  réglementation, le Bureau des PSN de Santé Canada peut procéder à une étude sérieuse des risques, si minimes soit-il, que peuvent comporter certains PSN.

·         Interactions entre les PSN  et les médicaments d’ordonnance

       C’est une sommité dans le domaine, Jean-Yves Dionne, B.Pharm, conseiller scientifique, consultant en PSN et collaborateur au site Internet Passeportsanté, qui a traité de ce thème essentiel. Près de 80 % des gens n’hésitent pas à combiner les PSN  et leur médication conventionnelle. C’est le millepertuis qui présente les plus grands risques d’interaction médicamenteuse et la prise de la vitamine E est sécuritaire jusqu’à 1 000 u.i., par jour. Le conférencier a fourni une foule d’autres renseignements utiles. Quoi qu’il en soit,  les consommateurs doivent  consulter les professionnels de la santé quand ils utilisent conjointement PSN et médicaments d’ordonnance.

·         Les oméga-3

       Les acides gras essentiels sont parmi les PSN les plus consommés. Leur popularité  n’est pas exagérée quand on coonaît leurs bienfaits : action cardioprotectrice, amélioration de la fonction cognitive et traitement des troubles de l’humeur. Mme Isabelle Paquet, nutritionniste, a insisté sur les sources alimentaires des oméga-3, particulièrement les poissons d’eau froide. Mais il est important de recourir à la supplémentation, car il n’est pas toujours facile de combler, par notre alimentation, les besoins nécessaires en oméga-3, besoins supérieurs à ceux établis par Santé Canada, soit 1,1 g pour les femmes et 1,6 g pour les hommes.

·         L’homéopathie

       L’homéopathie occupe une place d’importance dans les pharmacies et rien d’étonnant à ce que ce symposium lui consacre du temps et de l’espace d’autant plus que la cie Boiron y avait un lieu d’exposition. La conférencière, Mme Nicole Chamard, B.Pharm., a expliqué l’approche homéopathique, tout en identifiant les occasions de conseils dans ce domaine pour les professionnels de la santé.

·         Les vitamines

       La variété des aliments dans les supermarchés et la surconsommation de nourriture par certains n’excluent pas les carences en vitamines. Les déficiences en nutriments sont nombreuses et elles peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé. Les carences en vitamine D, en calcium et en acide folique (vitamine B9) figurent parmi les déficiences les plus répandues au Canada. D’où l’importance d’une alimentation équilibrée, misant sur les fruits et les légumes, et d’une supplémentation  si les besoins ne sont pas satisfaits. Là comme ailleurs, il est souvent souhaitable de recourir aux conseils des professionnels de la santé.

Les PSN se portent bien au Canada. Le marché a augmenté de 4 % en 2007 et de 5 % en 2008. Mais leur utilisation repose sur une information sérieuse et il ne faut pas hésiter à consulter ceux et celles qui s’y connaissent dans ce vaste domaine.

                                                                                                   André Ledoux

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            Le 3e forum québécois sur les réalités masculines s’est tenu à l’Université Laval de Québec, les 21, 22 et 23 octobre 2009 avec, comme toile de fond, le thème Agir pour la santé des hommes. Près de 250 personnes, des hommes en majorité, ont assisté à l’événement organisé par AutonHommie,  centre de ressources pour hommes de la vieille capitale.

            La santé des hommes demeure un champ de recherche nouveau avec peu de données comparatives, de dire le sociologue Gilles Tremblay, Ph.D., dans sa conférence consacrée à la santé masculine à travers le monde.  La veille, les participants avaient entendu l’athlète du Saguenay, Pierre Lavoie, qui a traité de l’attitude des gagnants dans la vie et dont la formule peut s’établir ainsi:  Persévérance + Discipline + Respect = Succès. Pierre Lavoie n’a pas manqué de parler de ses efforts fructueux pour sensibiliser la population à la maladie orpheline, l’acidose lactique, qui a emporté deux de ces jeunes enfants.

            Le travail en atelier a permis de retenir un certain nombre de sujets ou d’idées qui se prêteront éventuellement à des réflexions plus en profondeur. En voici une brève énumération.

·        Mettre sur pied des forums pour inviter les hommes à dire leur détresse ou leur colère.

·        Faire la promotion d’un modèle masculin et légitimer la masculinité.

·        Valoriser l’image de la paternité dans les médias.

·        Développer des ressources liées à la rupture au masculin.

·        Inventorier et documenter les obstacles vécus par les pères divorcés.

·        Assurer une formation aux intervenants et aux intervenantes en matière de réactions masculines.

·        Saisir les occasions pour sensibiliser la population à la condition masculine.

·        Développer un esprit critique à l’endroit de la pornographie.

·        Montrer un modèle positif des hommes en situation de proches aidants.

·        Briser le silence dans tous les milieux en ce qui concerne les victimes d’agression sexuelle.

·        Intervenir pour contrer l’hécatombe du suicide masculin.

      Il faut donner aux hommes le souci de la prise en charge de leur santé. Ce 3e forum sur les réalités masculines a justement permis de réfléchir à la question et nul doute que les nombreuses discussions pertinentes porteront fruit à plus ou moins brève échéance.

                                                                                                     

                                                                                                 André Ledoux

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            Belle saga que cette grippe A-H1N1 qui pourrait frapper, semble-t-il,  des milliers de personnes au Québec en causant de nombreux décès. À écouter certains médecins, des microbiologistes ou les ténors de l’industrie pharmaceutique, le virus serait redoutable et l’on brandit le spectre de la pandémie. Même les propos de l’Organisation mondiale de la santé se font menaçants. Il ne manque plus qu’un avis de mobilisation générale comme au temps des grandes guerres, une distribution de masques à gaz, des couvre-feux, pour compléter ce tableau apocalyptique qu’on veut nous vendre à tout prix !

  En revanche, l’on assiste à une levée de boucliers contre la vaccination aussi bien dans le grand public que dans le monde scientifique. Au début du mois d’août dernier, le magazine médical britannique, The Lancet,  a publié un éditorial signalant l’excès de zèle des pays occidentaux pour lancer des campagnes de vaccination massive sans prendre toutes les précautions habituelles. « Les pays doivent estimer précisément les risques et les avantages d’une approbation rapide d’un vaccin contre le H1N1. D’autant plus que la maladie est bénigne et que la plupart des patients se sont totalement rétablis. » L’avertissement vient d’une revue médicale qui fait autorité.

Mais. c’est bien connu, l’appât du gain fascine les compagnies pharmaceutiques. Au premier semestre 2009, le groupe pharmaceutique bâlois, Roche, a vu son chiffre d’affaires tripler avec les ventes du Tamiflu, utilisé comme traitement de la grippe. Comment l’industrie pharmaceutique pourrait-elle résister à la tentation de ce pactole ? La campagne pour soudoyer le monde scientifique se fait en catimini… et nous rappelle souvent l’influence des compagnies pharmaceutiques dans l’émergence et l’expansion de certaines maladies.

 

      Les craintes

 

La composition du vaccin soulève des craintes. Tout d’abord, le risque d’apparition du syndrome Guillain-Barré est réel. C’est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique souvent accompagnée de séquelles permanentes;  certaines personnes en sont même décédées. Les risques sont indiscutablement là.

            Dans ce vaccin, on décrie surtout la présence d’un adjuvant, substance qui renforce ou complète les effets du traitement principal. Ces additifs sont fabriqués à base de squalène et ils peuvent provoquer des maladies auto-immunes mortelles ou entraîner des conséquences fâcheuses. Les adjuvants créeraient des effets indésirables, particulièrement chez les jeunes enfants et les femmes enceintes. Ils sont interdits aux  États-Unis, même s’ils sont autorisés en France. Pour ce qui est du présent vaccin, un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, selon le Syndicat national des professionnels infirmiers de France, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tel que le syndrome de Guillain-Barré.

 

            Le ministère de la Santé américaine vient d’accorder une immunité juridique à l’industrie pharmaceutique qui produit le vaccin contre le virus A-H1N1. Ils sont nombreux les organismes ou les scientifiques qui interprètent cette immunité comme une preuve de dangerosité du vaccin.

                                                  Des faits percutants

            Les opposants à la vaccination A-H1N1 sont souvent des chercheurs et des professionnels de la santé;  les failles du vaccin sont soulignées avec force.

·        Selon L’actualité médicale du 25 septembre 2009, journal québécois de la médecine, 45 % des médecins du Québec sont en désaccord avec la vaccination. On se demande même si le vaccin est un choix médical ou politico-économique.

·        Dans Le Figaro,  ler octobre 2009, le plus ancien quotidien français dont la ligne éditoriale est de droite, un quart des Français seraient totalement rétifs à la vaccination, selon un récent sondage. Et la défiance n’épargne pas les professionnels de la santé. La Coordination nationale médicale santé environnement (CNMSE), qui revendique un millier d’adhérents professionnels de la santé, exige des preuves scientifiques démontrant que cette vaccination est nécessaire et sans danger notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. L’organisation s’inquiète, par exemple, de la présence d’adjuvants,  produits destinés à amplifier la réponse immunitaire au vaccin.

·        Pour sa part, le journaliste  Jean-Jacques Samson tient des propos fort justes dans la livraison du Journal de Québec du 6 octobre 2009 : À moins qu’un vent de panique imprévisible traverse le Québec ou que les gouvernements réussissent une campagne de publicité extraordinairement convaincante, des millions de doses du coûteux vaccin contre la grippe A (H1N1) seront gaspillées.

Un sondage Léger Marketing réalisé dans la région de Québec montre en effet que 84 % des répondants n’ont absolument pas peur d’attraper cette grippe et qu’au maximum 24 % seulement ont l’intention de recevoir le vaccin. Même si les médias diffusent chaque jour des informations sur les risques d’une pandémie et sur le déploiement des mesures prévues pour y faire face, dont certaines sont pourtant à faire glacer le sang, les alertes coulent encore sur le dos de la population comme l’eau sur celui d’un canard.

Un autre sondage, Decima celui-là, arrivait à la conclusion que 45 % des Canadiens pensaient à se faire vacciner. Ils sont un peu plus nombreux dans les grandes concentrations urbaines à opter pour le vaccin, sans doute en raison des contacts forcés plus étroits comme dans le métro, mais plus de la moitié de la population demeure néanmoins réfractaire.

·        Autre fait troublant. La notice explicative insérée par inadvertance dans la boîte du vaccin, fabriqué par Novartis en 2009, est apparue sur Internet en raison d’une fuite. Selon cette notice, le vaccin serait dangereux et provoquerait toute une série d’effets indésirables, des effets graves à mortels. Il ne faut pas oublier que les tests sur le vaccin ont été effectués sur une petite échelle dans un bref laps de temps.

 

·        Sur le site du Syndicat des professionnels infirmiers de France, en date du ler septembre 2009, concernant ladite vaccination, on peut lire ceci : Comme nos collègues infirmières de Grande-Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir “raison garder”. La pandémie peut causer une crise économique, et l’État s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes” souligne Thierry Amouroux,  secrétaire général du SNPI.

 

Décidément, les témoignages contre la vaccination A-H1N1 sont accablants; nous

nous devons d’être vigilants et de prendre une décision sensée, d’autant plus qu’il existe des moyens éprouvés, qui ne passent pas par la vaccination, pour combattre bactéries et virus.

         Des mesures efficaces contre les virus du rhume et de la grippe

         Être vacciné, c’est être séropositif, ayons bien ça dans l’esprit, et la séropositivité n’a pas bonne presse depuis l’avènement du sida. Les vaccinés sont des réservoirs ambulants de microbes.  Un peu cynique, cet aphorisme n’en révèle pas moins une réalité : si les bactéries et les virus circulent dans votre organisme, à la suite des vaccinations, les anticorps pourraient bien ne pas suffire à la tâche et ces microbes n’attendront que l’occasion pour déjouer votre immunité.

Voici donc des solutions autres que la vaccination.

Mesures de prévention

Ø  Se laver les mains fréquemment dans la journée avec de l’eau chaude et du savon. Ne pas toucher son visage, les yeux, le nez ou la bouche, si l’on croit avoir les mains sales. Le lavage des mains est la mesure primordiale de lutte contre les infections. Bien entendu, les désinfectants jouissent d’une certaine efficacité.

Ø  Fuir les foules où de nombreuses personnes sont entassées comme dans les manifestations, les salles de cinéma et de concert ou les centres commerciaux à l’heure d’affluence.

Ø  Éviter les activités physiques intenses susceptibles d’affaiblir le système immunitaire. Des foyers de grippe A-H1N1 ont été observés, en plein été, chez certains grands sportifs. Des efforts physiques soutenus tout comme une accumulation de fatigue et de stress rendent plus vulnérables aux infections microbiennes.

  

Mesures de renforcement du système immunitaire

Ø  Des légumes et des fruits, jusqu’à neuf portions par jour, des bleuets  en particulier, car une demi-tasse détient un pouvoir antioxydant aussi élevé que cinq portions de fruits et de légumes. Buvez également des jus : une quantité de 300 ml de jus, 100 % naturel, équivaut à deux portions…

Ø  Des huiles de lre pression à froid - olive, tournesol, carthame, soya… - tous les jours, et des oléagineux, pour leur teneur en vitamine E, nutriment immunostimulant.

Ø  De la vitamine C :  un supplément de 500 mg par jour, sous forme estérifiée de préférence;  cette vitamine est bactéricide et virucide. Les fruits et légumes n’apportent pas suffisamment, au quotidien, la quantité nécessaire de cette reine des vitamines.

Ø  Des aliments riches en sélénium comme les produits laitiers, le poisson, la levure de bière,  l’ail, l’oignon, la viande, les céréales et le germe de blé. De plus,  manger deux noix du Brésil par jour augmente de 65 % le niveau sanguin en sélénium.

Ø  Des probiotiques qui maintiennent la flore intestinale saine, ce qui est très favorable à la prévention des infections, un minimum de 10 milliards de bactéries par jour.

Ø  De l’isolat de protéines de petit-lait, source essentielle du glutathion qui optimise le rendement du système immunitaire en détruisant bactéries et virus.

Ø  De l’ail, un autre nutriment capable de tonifier les défenses de l’organisme. Le spectre d’action bactéricide de l’ail est impressionnant puisqu’il agit sur près de 72 types de bactéries responsables de diverses pathologies. De préférence en supplément, plus concentré et avec digestion entérique. Attention aux effets hypotenseurs de l’ail.

Ouf ! Tout ça ! Il est beaucoup plus simple de se faire vacciner, me direz-vous. Mais votre santé a un prix et les risques de la vaccination sont exceptionnellement graves.  C’est votre choix, poursuivez votre réflexion, si vous n’êtes pas convaincus des dangers du vaccin A-H1N1.

 

                                                André Ledoux, conseiller en santé

 

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Je vous entends crier : quel hédoniste ! N’auriez-vous pas oublié notre bon ami, Freud, un des premiers à nous parler du principe de plaisir. Satisfaction immédiate des besoins, plaisir ressenti et absence de refoulement. Je sais, ce principe vient se heurter contre le mur du principe de réalité avec sa remise à plus tard du contentement et de l’euphorie; vive le travail, la production et la sécurité ! Mais paraît-il que l’inconscient sauvegarde toujours les buts du principe de plaisir et je m’en réjouis. Écoutez bien…

Rire, se distraire, jouer, se faire plaisir, cultiver le sens de l’humour sont des éléments manifestes d’une bonne hygiène mentale. Non pas qu’il faille rejeter le sérieux, la rigueur ou la réflexion, mais la vie doit comporter, à tout âge, une dimension ludique qui favorise l’épanouissement personnel. Ne dit-on pas de certains aînés qu’ils sont de bons vivants? David Kessler, coauteur de Leçons de vie, n’exagère pas lorsqu’il écrit :

L’envie de s’amuser - de se détendre, de se débarrasser du stress et des tensions – est innée. Malheureusement, nous avons refoulé ce besoin fondamental.

Beaucoup d’entreprises fêtent les anniversaires de leurs employés, souvent par des gâteaux ou des lâchers de ballons. Lorsqu’ils pensent que personne ne les observe, les employés jouent alors avec les ballons, les tirent par leur ficelle, puis les lâchent pour les regarder monter jusqu’au plafond.

Ces travailleurs acharnés sont manifestement en mal de loisir. Et bon nombre de gens sont exactement dans la même situation, comme des enfants sans ballons. Nous ne savons plus nous distraire. Nous avons même oublié ce qu’est un jeu.

L’amusement, c’est faire tout ce qui nous plaît, seulement pour le plaisir. Le jeu transcende toutes les barrières : peu importe le sexe, la religion, la race ou l’âge. On peut même jouer avec des animaux et en tirer un grand plaisir.

C’est aussi une joie intérieure qui s’extériorise. C’est rire, chanter, danser… ou accomplir toute autre activité qui nous procure du plaisir. L’amusement embellit tous les autres aspects de la vie des couleurs de la joie. Il leur donne aussi un sens plus profond. Le travail devient plus enrichissant, nos relations s’améliorent. Le jeu nous rajeunit, nous rend plus positifs. C’est l’une des premières choses que les enfants apprennent à faire. C’est quelque chose de naturel et d’instinctif.

N’est-il pas triste que la plupart des gens s’amusent si peu? Quand les gens me disent qu’ils ne peuvent se le permettre, je leur réponds qu’une telle chose est inconcevable. Le divertissement favorise l’équilibre et la santé psychique. 1

Dans le même sens, le rire déclenche la sécrétion d’endorphines qui crée un sentiment de bien-être et peut même atténuer la douleur. Ses effets stimulent le cœur, les poumons et les muscles et renforcent ainsi l’immunité. Rire est aux antipodes du stress. Dans une entrevue qu’il accordait au Réseau Proteus, devenu passeportsante.net, le psychologue et père oblat Yvon Saint-Arnaud, auteur de La Guérison par le plaisir, avouait : Le plaisir est le meilleur moyen de préserver la santé. Premièrement, parce qu’il semble bien difficile de rencontrer une maladie qui ne doive rien au stress et que le stress, lui, ne cohabite pas avec le plaisir. Deuxièmement, parce que le plaisir, y compris le rire, produit dans l’organisme un incroyable brassage physiologique qui semble remettre d’équerre le système régulateur de la santé.

Il y va donc de notre équilibre psychoémotif de nous amuser. Alors, une blague, on rigole…

André Ledoux

­­­__________________________________

1. Kübler-Ross, Élisabeth Dr, Kessler, David Dr, Leçons de vie, France, Éditions Jean-Claude Lattès, 2002, pp. 178-179.

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L’alimentation santé a la cote depuis un certain nombre d’années. Ce qui n’empêche pas un bon nombre de personnes de mal se nourrir;  l’obésité et la maladie en sont la preuve irréfutable.  Il est bien connu que certains aliments entretiennent la vitalité alors que d’autres dénutrifient  l’organisme. On peut ainsi identifier quatre classes d’aliments :

 

  • Les aliments biogéniques :  les céréales entières, les noix, les légumineuses, les graines de sésame, de lin, de tournesol, de radis, de cresson, etc.,  les germes de luzerne, de trèfle, des aliments tous régénérateurs remplis de vitamines, de minéraux et d’enzymes.
  • Les aliments bioactifs :  les fruits et les légumes crus, les olives noires, les algues, les fruits secs, le yogourt, le kéfir, les bactéries lactiques et les huiles végétales de première pression à froid, biologiques, si possible.
  • Les aliments biostatiques :  les viandes, les aliments en conserve, les produits pasteurisés, les mets surgelés… À consommer prudemment.
  • Les aliments biocidiques :  les charcuteries, les produits raffinés, les fritures, les plats préparés, les aliments qui contiennent des colorants artificiels, des agents de conservation, des gras trans, etc.  À proscrire, car ces aliments consommés régulièrement sont en partie responsables des maladies dégénératives.

La prochaine fois que vous ferez votre épicerie, lisez bien les étiquettes. Il est primordial de savoir ce que vous consommez. Si les aliments ont un prix, surtout s’ils sont de qualité, la santé, elle, n’a pas de prix !

                                                                                           André Ledoux

 

 

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           Il faut observer les hommes, les retraités, par exemple, dans les centres commerciaux, sur les terrains de tennis ou de golf, dans la rue, à la bibliothèque, pour constater qu’ils ont généralement l’air vieux, dans le sens péjoratif de l’expression. Ils vieillissent plus mal que les femmes. Deux facteurs sont souvent à l’origine de ce vieillissement que je qualifierais de prématuré : le grisonnement, la perte des cheveux et un surplus de poids qui les rend bedonnants. De plus, les hommes ne se préoccupent pas tellement de leur apparence et la santé est le moindre de leur souci : digestion pénible, maux de tête fréquents, morosité, humeur noire, douleur articulaire, peu importe, ils se disent que ça va passer ! Ils se moquent trop souvent de  la prévention et des examens de dépistage,

         Quel contraste entre ces femmes et ces hommes de 50 ans et plus !  Les femmes ont appris à bien vieillir dans la mesure où elles savent prendre les moyens pour retarder les outrages du temps. Elles se maquillent depuis belle lurette, jettent leur dévolu sur des vêtements à la mode et rendent visite à leur esthéticienne; elles prennent un soin jaloux de leur coiffure, n’hésitent pas à changer la couleur de leur chevelure et plus d’une fait appel à la chirurgie plastique. Rien d’étonnant à ce que des femmes de 75 ans en paraissent 60… Bref, elles savent jouer de tous les artifices qui font paraître jeunes, sans oublier les attitudes ou le comportement qui aident à conserver un cœur jeune et un esprit pétillant.

            Les hommes ont peu  recours aux artifices comme la coloration des cheveux, le maquillage, les soins esthétiques et même la chirurgie. Il est plus facile de se laisser aller que de faire des efforts… Les hommes vieillissent mal, vous dis-je. Et après ? Ne faut-il pas faire fi des canons de la vie sociale et oublier définitivement l’adage américain : Image is everything ?  Être au lieu de paraître ! Oui,  nous sommes toujours aux prises avec des contradictions et de l’ambiguïté !

            S’ils s’occupaient davantage de leur santé et de leur allure, s’ils s’adonnaient plus régulièrement à l’activité physique, les hommes resteraient jeunes et vivraient beaucoup mieux les dernières décennies de leur vie. Les besoins en santé de la gent masculine sont plutôt évidents.  Selon la travailleuse sociale et agente de recherche, Francine Leduc, les données de surveillance de l’état de santé et bien-être des hommes nous indiquent que :

 

·        leur espérance de vie est plus faible par au moins 5 ans;

·        les taux de mortalité des hommes sont plus élevés à tous les groupes d’âge;

·        ils se suicident de 4 à 6 fois plus que les femmes, et ce, alors qu’ils sont encore dans la force de l’âge;

·        ils sont plus souvent victimes d’accidents de toutes sortes;

·        ils sont plus souvent privés de leurs enfants dans les cas de rupture conjugale;

·        la pauvreté des hommes est souvent sous-évaluée ou minimisée;

·        la détresse des hommes n’est pas mesurée de façon adéquate, plusieurs chercheurs s’entendent pour le dire;

·        ils utilisent beaucoup moins les services de santé;

·        la souffrance des hommes n’est pas toujours reconnue;

·        les ressources spécifiquement dédiées aux hommes représentent le plus souvent moins de 10 % du total des ressources spécifiquement dédiées selon le sexe.*

 

               La santé mentale des hommes est aussi préoccupante. À part le suicide plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, de nombreux hommes souffrent de troubles de la personnalité, tels les comportements antisociaux, le désordre obsessif-compulsif, l’alcoolisme, etc. La dépression est également répandue chez eux et les pères de famille recomposée ou monoparentale éprouvent souvent un degré plus élevé de détresse psychologique que ceux des familles normales.

                Pour améliorer leur sort, les hommes doivent prendre conscience de leur état psychologique et physique, manifester une volonté de rester jeunes et en prendre les moyens, tout en se rappelant que la santé est un bien inestimable fortement liée à un vieillissement heureux.

 

                                                                                              André Ledoux

__________________________________

 

* LEDUC, Francine, Des données et des hommes : un autre profil… des réalités différentes en ligne à l’adresse  http://www.parolesdhommes.com/2005/A7_FrancineLeduc.doc  (consulté le 5 juillet 2009)

 

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