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La féminisation de la médecine
Publié par andreledoux dans Non classé, tags: Add new tag, désaccord des médecins, discrimination, études universitaires, Femmes médecins, garçons défavorisés Â
        Si les femmes fréquentent de plus en plus les facultés de médecine au Québec, l’ampleur du phénomène en étonne plus d’un et l’on comprend pourquoi L’actualité médicale du 8 octobre 2008 a présenté un dossier sur la question. Le taux de féminisation par faculté, pour l’année 2008, est fort éloquent :
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Ø               Université Laval :     68,8 %;
Ø            Université McGill :       58,3 %;
Ø    Université de Montréal :    69,5 %;
Ø Université de Sherbrooke :    65,6 %.
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                           Moyenne : 65,6 %
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Les filles obtiennent de meilleures notes au Cégep et les critères actuels d’entrée à l’université les favorisent largement. C’est une femme, la première femme médecin à se préoccuper de la condition féminine à l’Université de Montréal en 1984, la Dre Monique Boivin, qui lance le débat. Elle soutient que le système actuel est discriminatoire parce qu’il avantage une seule catégorie des postulants, les filles.
Plusieurs garçons doivent faire un baccalauréat avant de se présenter en médecine, ce qui exige plus d’études que pour les filles. Pour la Dre Boivin, les hommes et les femmes se complètent et les femmes, en raison de leurs multiples préoccupations, ont tendance à moins donner de temps à la chose sociale. Elle préconise donc la parité dans la sélection des futurs médecins, le choix se faisant chez 50 % de filles, 50 % de garçons. La Dre Boivin affirme que les hommes ont fait d’excellents médecins et qu’ils se soucieraient plus de l’avancement de la science et de la médecine. Elle termine son article en avouant : Quand il y aura assez de femmes, on baissera les prix pour en arriver à une médecine bon marché, pour une raison bien simple : les femmes revendiquent moins.
           Faut-il ajouter qu’un bon nombre de médecins ne partagent pas ces vues. Ils estiment tout simplement qu’il faut laisser jouer la concurrence. Est-ce qu’on s’interroge sur la masculinisation qui prévaut à l’École Polytechnique, dans les facultés des sciences et à l’École des hautes études commerciales ?












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