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Avec raison, il est beaucoup question de la vitamine D et de ses carences depuis quelque temps. L’actualité médicale, le journal4 plutôt conservateur des médecins du Québec, va jusqu’à dire que nous vivons actuellement une épidémie  de déficience en vitamine D. L’auteur de l’article, le Dr Gaétan Brouillard, explique que la vitamine D est plus qu’une simple vitamine puisqu’elle agit comme une hormone capable de contrôler les taux de calcium et de phosphore, le métabolisme des os et les fonctions neuromusculaires. Or, notre alimentation renferme trop peu de vitamine D, toujours selon ce médecin, et les conséquences possibles d’une carence sont graves :  ostéoporose, fractures osseuses, hypertension, augmentation de l’APS (prostate), affaiblissement du système immunitaire, dépression, prédisposition aux cancers notamment les cancers du sein, de la prostate et du côlon. On estime que plus de 70 000 Américains meurent de cancer, chaque année  par insuffisance de vitamine D.

Aux États-Unis et en France, par exemple, plus de 75% de la population est déficiente en vitamine D. Les résultats d’une recherche présentés, fin novembre 2009, à la conférence annuelle de l’American Heart Association a démontré que les sujets  en carence de vitamine D ont 45 % plus de probabilités de développer une maladie coronarienne et 78 % plus de risque de subir une attaque cérébrale. Ce n’est pas peu dire.

 

Les sources

 

La vitamine D est synthétisée dans la peau lors d’une exposition aux rayons ultraviolets B (UVB). Cette réaction dépend toutefois de la latitude, de la saison, de l’heure de la journée, de l’âge, de l’utilisation d’écrans solaires et de la pigmentation de la peau. Une exposition au soleil en maillot de bain, pendant 20 minutes, procure entre 10 000 et 20 000 u.i. de vitamine D (D3, cholécalciférol). Le soleil est donc la principale source de vitamine D. Mais nous avons une phobie excessive du cancer de la peau, si peu justifiée pour nous qui vivons au nord de l’Amérique, avec plusieurs journées pluvieuses durant l’été. Avant 10 h le matin et après 15 h l’après-midi, en raison de l’inclinaison solaire, nous synthétisons fort peu la vitamine D et, de septembre à avril, il en est de même parce que l’inclinaison solaire est trop oblique.  La carence en vitamine D est cruciale et les retombées sont sérieuses pour la santé, que vous habitiez la Floride ou le Québec.

Les sources alimentaires de vitamine D au Canada sont les aliments enrichis comme le lait de vache et la margarine. L’enrichissement du lait de chèvre, des boissons enrichies à base de plantes (boissons de soya enrichies) et des jus d’orange enrichis de calcium demeure facultatif. Les autres sources  sont les poissons gras, le foie de boeuf et le jaune d’oeuf. Une tasse de lait fournit 100 u.i. de vitamine D, un œuf, 80 u.i. et une portion de poisson gras, 300 u.i.

 

 

 

Les besoins

 

Encore une fois, il est utopique de vouloir combler, par notre alimentation,  nos besoins de vitamine D, à moins de consommer certains aliments d’une façon irréaliste. La supplémentation (D2, ergocalciférol) s’impose donc  et Santé Canada recommande même un supplément journalier de 400 u.i.5 aux adultes de plus de 50 ans et de 600 u.i. à ceux de plus de 70 ans. Selon l’Institute of Medicine’s Food and Nutrition Board américain, la limite supérieure tolérable de consommation de vitamine D pour un adulte est de 2 000 UI (25 µg). Certains experts estiment que cette limite supérieure serait plutôt de 10 000 UI (25 µg) et que la dose quotidienne pourrait être de 2 000 UI (25 µg). Les récentes études sur la vitamine D suggèrent que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient utiles, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver

Pour sa part, le Dr Brouillard affirme que si une personne est en carence évidente, on peut lui conseiller de prendre une dose de 50 000 u.i. par semaine -  il existe des comprimés de cette teneur aux États-Unis -  pendant huit semaines, puis 25 000 u.i. par semaine pendant huit autres semaines. La dose d’entretien quotidienne peut être de 2 000 u.i. Selon ce médecin, les intoxications à la vitamine D sont rarissimes : à des doses de 10 000 u.i. par jour pendant six mois, des personnes n’ont manifesté aucun signe d’intoxication.

À moins que vous arriviez d’un séjour au Mexique ou dans les Antilles, avec une peau raisonnablement basanée, il est à peu près certain que vous avez des carences en vitamine D. Sans vouloir être opportuniste, il me semble donc capital de combler nos besoins en vitamine D et cet objectif menant à une meilleure santé est forcément lié à une supplémentation en bonne et due forme.  Parlez-en avec un professionnel de la santé.

 

                                                                                  André Ledoux

Référence

Gaétan Brouillard, “La déficience en vitamine D:  une épidémie !”, L’actualité médicale, 21 septembre 2009

André Ledoux, Blogauteurs.net

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            Le 3e forum québécois sur les réalités masculines s’est tenu à l’Université Laval de Québec, les 21, 22 et 23 octobre 2009 avec, comme toile de fond, le thème Agir pour la santé des hommes. Près de 250 personnes, des hommes en majorité, ont assisté à l’événement organisé par AutonHommie,  centre de ressources pour hommes de la vieille capitale.

            La santé des hommes demeure un champ de recherche nouveau avec peu de données comparatives, de dire le sociologue Gilles Tremblay, Ph.D., dans sa conférence consacrée à la santé masculine à travers le monde.  La veille, les participants avaient entendu l’athlète du Saguenay, Pierre Lavoie, qui a traité de l’attitude des gagnants dans la vie et dont la formule peut s’établir ainsi:  Persévérance + Discipline + Respect = Succès. Pierre Lavoie n’a pas manqué de parler de ses efforts fructueux pour sensibiliser la population à la maladie orpheline, l’acidose lactique, qui a emporté deux de ces jeunes enfants.

            Le travail en atelier a permis de retenir un certain nombre de sujets ou d’idées qui se prêteront éventuellement à des réflexions plus en profondeur. En voici une brève énumération.

·        Mettre sur pied des forums pour inviter les hommes à dire leur détresse ou leur colère.

·        Faire la promotion d’un modèle masculin et légitimer la masculinité.

·        Valoriser l’image de la paternité dans les médias.

·        Développer des ressources liées à la rupture au masculin.

·        Inventorier et documenter les obstacles vécus par les pères divorcés.

·        Assurer une formation aux intervenants et aux intervenantes en matière de réactions masculines.

·        Saisir les occasions pour sensibiliser la population à la condition masculine.

·        Développer un esprit critique à l’endroit de la pornographie.

·        Montrer un modèle positif des hommes en situation de proches aidants.

·        Briser le silence dans tous les milieux en ce qui concerne les victimes d’agression sexuelle.

·        Intervenir pour contrer l’hécatombe du suicide masculin.

      Il faut donner aux hommes le souci de la prise en charge de leur santé. Ce 3e forum sur les réalités masculines a justement permis de réfléchir à la question et nul doute que les nombreuses discussions pertinentes porteront fruit à plus ou moins brève échéance.

                                                                                                     

                                                                                                 André Ledoux

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           Il faut observer les hommes, les retraités, par exemple, dans les centres commerciaux, sur les terrains de tennis ou de golf, dans la rue, à la bibliothèque, pour constater qu’ils ont généralement l’air vieux, dans le sens péjoratif de l’expression. Ils vieillissent plus mal que les femmes. Deux facteurs sont souvent à l’origine de ce vieillissement que je qualifierais de prématuré : le grisonnement, la perte des cheveux et un surplus de poids qui les rend bedonnants. De plus, les hommes ne se préoccupent pas tellement de leur apparence et la santé est le moindre de leur souci : digestion pénible, maux de tête fréquents, morosité, humeur noire, douleur articulaire, peu importe, ils se disent que ça va passer ! Ils se moquent trop souvent de  la prévention et des examens de dépistage,

         Quel contraste entre ces femmes et ces hommes de 50 ans et plus !  Les femmes ont appris à bien vieillir dans la mesure où elles savent prendre les moyens pour retarder les outrages du temps. Elles se maquillent depuis belle lurette, jettent leur dévolu sur des vêtements à la mode et rendent visite à leur esthéticienne; elles prennent un soin jaloux de leur coiffure, n’hésitent pas à changer la couleur de leur chevelure et plus d’une fait appel à la chirurgie plastique. Rien d’étonnant à ce que des femmes de 75 ans en paraissent 60… Bref, elles savent jouer de tous les artifices qui font paraître jeunes, sans oublier les attitudes ou le comportement qui aident à conserver un cœur jeune et un esprit pétillant.

            Les hommes ont peu  recours aux artifices comme la coloration des cheveux, le maquillage, les soins esthétiques et même la chirurgie. Il est plus facile de se laisser aller que de faire des efforts… Les hommes vieillissent mal, vous dis-je. Et après ? Ne faut-il pas faire fi des canons de la vie sociale et oublier définitivement l’adage américain : Image is everything ?  Être au lieu de paraître ! Oui,  nous sommes toujours aux prises avec des contradictions et de l’ambiguïté !

            S’ils s’occupaient davantage de leur santé et de leur allure, s’ils s’adonnaient plus régulièrement à l’activité physique, les hommes resteraient jeunes et vivraient beaucoup mieux les dernières décennies de leur vie. Les besoins en santé de la gent masculine sont plutôt évidents.  Selon la travailleuse sociale et agente de recherche, Francine Leduc, les données de surveillance de l’état de santé et bien-être des hommes nous indiquent que :

 

·        leur espérance de vie est plus faible par au moins 5 ans;

·        les taux de mortalité des hommes sont plus élevés à tous les groupes d’âge;

·        ils se suicident de 4 à 6 fois plus que les femmes, et ce, alors qu’ils sont encore dans la force de l’âge;

·        ils sont plus souvent victimes d’accidents de toutes sortes;

·        ils sont plus souvent privés de leurs enfants dans les cas de rupture conjugale;

·        la pauvreté des hommes est souvent sous-évaluée ou minimisée;

·        la détresse des hommes n’est pas mesurée de façon adéquate, plusieurs chercheurs s’entendent pour le dire;

·        ils utilisent beaucoup moins les services de santé;

·        la souffrance des hommes n’est pas toujours reconnue;

·        les ressources spécifiquement dédiées aux hommes représentent le plus souvent moins de 10 % du total des ressources spécifiquement dédiées selon le sexe.*

 

               La santé mentale des hommes est aussi préoccupante. À part le suicide plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, de nombreux hommes souffrent de troubles de la personnalité, tels les comportements antisociaux, le désordre obsessif-compulsif, l’alcoolisme, etc. La dépression est également répandue chez eux et les pères de famille recomposée ou monoparentale éprouvent souvent un degré plus élevé de détresse psychologique que ceux des familles normales.

                Pour améliorer leur sort, les hommes doivent prendre conscience de leur état psychologique et physique, manifester une volonté de rester jeunes et en prendre les moyens, tout en se rappelant que la santé est un bien inestimable fortement liée à un vieillissement heureux.

 

                                                                                              André Ledoux

__________________________________

 

* LEDUC, Francine, Des données et des hommes : un autre profil… des réalités différentes en ligne à l’adresse  http://www.parolesdhommes.com/2005/A7_FrancineLeduc.doc  (consulté le 5 juillet 2009)

 

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         Si les femmes fréquentent de plus en plus les facultés de médecine au Québec, l’ampleur du phénomène en étonne plus d’un et l’on comprend pourquoi L’actualité médicale du 8 octobre 2008 a présenté un dossier sur la question. Le taux de féminisation par faculté, pour l’année 2008, est fort éloquent :

 

Ø                Université Laval :       68,8 %;

Ø             Université McGill :        58,3 %;

Ø     Université de Montréal :     69,5 %;

Ø  Université de Sherbrooke :    65,6 %.

 

                            Moyenne :  65,6 %

 

Les filles obtiennent de meilleures notes au Cégep et les critères actuels d’entrée à l’université les favorisent  largement. C’est une femme, la première femme médecin à se préoccuper de la condition féminine à l’Université de Montréal en 1984, la Dre Monique Boivin, qui lance le débat. Elle soutient que le système actuel est discriminatoire parce qu’il avantage une seule catégorie des postulants, les filles.

Plusieurs garçons doivent faire un baccalauréat avant de se présenter en médecine, ce qui exige plus d’études que pour les filles. Pour la Dre Boivin, les hommes et les femmes se complètent et  les femmes, en raison de leurs multiples préoccupations, ont tendance à moins donner de temps à la chose sociale. Elle préconise donc la parité dans la sélection des futurs médecins, le choix se faisant chez 50 % de filles, 50 % de garçons. La Dre Boivin affirme que les hommes ont fait d’excellents médecins et qu’ils se soucieraient plus de l’avancement de la science et de la médecine. Elle termine son article en avouant : Quand il y aura assez de femmes, on baissera les prix pour en arriver à une médecine bon marché, pour une raison bien simple :  les femmes revendiquent moins.

            Faut-il ajouter qu’un bon nombre de médecins  ne partagent pas ces vues. Ils estiment tout simplement qu’il faut laisser jouer la concurrence. Est-ce qu’on s’interroge sur la masculinisation qui prévaut à l’École Polytechnique, dans les facultés des sciences et à l’École des hautes études commerciales ?

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Plus d’un s’en étonnera :  le fait de réduire sa consommation de nourriture constitue un moyen indiscutable pour atténuer les effets du vieillissement et de vivre plus longtemps. Bien des gens ignorent malheureusement que prendre un repas copieux,  composé notamment de viande rouge, de pommes de terre, de vin et d’un dessert sucré, le tout précédé d’un apéritif,  met à rude épreuve les fonctions digestives.  Si de tels repas sont souvent consommés dans la semaine, s’ils font partie des habitudes alimentaires, il peut en découler un encrassement et des surcharges dans l’organisme qui finissent par faire vieillir et menacer la santé. L’homme creuse sa tombe avec les dents, comme le veut l’adage.

                        Bien sûr, l’idée d’une diminution des calories n’est pas nouvelle puisqu’on raconte que, à l’époque de la Renaissance, Luigi Cornaro écrivait une retentissante autobiographie intitulée L’Art de vivre longtemps. Cornaro vivait dans un milieu aristocratique et abusait de bien des plaisirs, surtout ceux de la table et, à 37 ans, son état de santé était devenu critique. Il décida alors d’adhérer à un régime de restrictions alimentaires sévères jusqu’à la fin de sa vie… à l’âge de 103 ans!  Diminuer environ de 30 % sa ration quotidienne, selon les tenants du régime hypocalorique, garantirait  jusqu’à 20 % de vie supplémentaire et une santé sans faille.

                        Ce sont surtout les expériences de laboratoire qui ont révélé les vertus des restrictions caloriques.  En effet, selon les recherches du  pathologiste Roy L.Waford, directeur du Gerontology Research Laboratory de la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles,  les rats soumis à des restrictions caloriques graduelles connaissent une meilleure santé, résistent davantage à la maladie et augmentent sensiblement leur durée de vie, toute comparaison faite, bien entendu, avec des rats soumis à un régime normal. 

On sait qu’un Américain ingère en moyenne 2 500 calories par jour et qu’un Français, 2 300. Dans un  régime de restrictions caloriques comme celui d’Okinawa,  une personne s’en tiendra à environ 1 800 calories. Chose étonnante, cette restriction n’affame pas et se fait sans privation :  la densité calorique moindre des aliments et leur valeur nutritive expliquent le phénomène.

Le Dr Walford, un septuagénaire, a adopté lui-même un régime hypocalorique :  il consomme quotidiennement entre 1 500 et 2 000 calories, soit 30% de moins que le nombre de calories recommandées généralement aux personnes de son âge et de sa taille. Il faut ajouter que l’éminent médecin se supplémente :  il prend, tous les jours, 1 000 mg de vitamine C,  300 UI de vitamine E, 100 mg de sélénium et 30 mg de coenzyme Q10. 

                        En fait, les restrictions caloriques diminuent la production des radicaux libres, augmentent considérablement les antioxydants internes - des enzymes extrêmement efficaces – et peuvent hausser jusqu’à plus de 30 % l’efficacité des défenses immunitaires sans compter que l’organisme ralentit sa circulation de glucose et d’insuline, facteurs de vieillissement.  Le Dr Alain Butnaru et le Dr Daniel Sister, dans leur ouvrage La Médecine anti-aging, soutiennent :

 

1 - Tout ce qui dépasse la quantité nécessaire à chaque catégorie d’aliments se transforme en déchets qui le surchargent. Les matières accumulées dans les organes de la digestion troublent leur fonctionnement normal. En occupant une place naturellement réservée aux cellules qui ne peuvent plus se développer normalement, ces déchets bloquent leur fonction d’élimination avec à la clé des risques d’obésité, de constipation et d’infections diverses.

2 -  Par réaction d’autodéfense, l’organisme essaie de compenser l’excès de nourriture par un ralentissement de la digestion et de l’assimilation. Cette inadaptation se traduit par des troubles de l’estomac, de l’intestin, du foie et des reins.

3 -  Les processus chimiques et physiques déclenchés par l’absorption d’une quantité excessive de nourriture provoquent une dépense d’énergie disproportionnée. L’excès de nourriture ne pouvant être assimilé est rejeté sans avoir été utilisé par l’organisme. 

 

             De plus, la sous-nutrition, avoue le Dr Walford, intensifie le plaisir de vivre, en particulier ces plaisirs intellectuels que procure un esprit alerte.  Les restrictions caloriques misent évidemment sur une alimentation de qualité pour éviter la malnutrition. Enfin, ce régime  ne convient pas à tous :  les enfants, les adolescents, les personnes très âgées ou gravement malades ne devraient pas y souscrire.

 

                                                                         André Ledoux

 

 

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Rappelez-vous toujours la brièveté de la vie, la certitude de la mort et la durée de l’éternité.

Tricia Rhodes

Je vous entends rouspéter, chers lecteurs : mais non, tout le monde meurt ! Sauf que tout le monde vit comme si le passage terrestre était sans fin.  Examinons bien nos comportements quotidiens pour prendre conscience de cette lapalissade : notre séjour ici-bas nous semble éternel, ce sont les autres qui meurent de temps en temps… parfois des proches, mais surtout des étrangers dont les noms défraient les colonnes nécrologiques des journaux.  Et, surtout, on ne sait pas toujours apprécier ces heures et ces jours qui nous sont bien comptés !

Présence de la mort
La mort :  un fait inéluctable que bien des gens refusent d’admettre;  ils le passent sous silence, ou le nient tout simplement comme on nie parfois la maladie ou son âge. Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, avoue si bien Pascal, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser. Bien que personne ne puisse y échapper, la plupart d’entre nous vivent comme si la fin de vie n’existait pas. Pourtant, les signes de la mort sont affichés partout : la télévision, la radio, le cinéma, le théâtre, la littérature nous en parlent abondamment. La nature, elle,  enseigne que les fleurs, les plantes et les arbres meurent;  les bêtes de la forêt disparaissent et les animaux domestiques nous quittent après un certain nombre d’années. Et si le printemps manifeste le regain de la vie, l’hiver en symbolise le retrait. Les êtres humains meurent donc à l’instar de tous les organismes vivants. Et la finitude de toute chose, on ne s’y fait jamais!
Et que dire de ces inégalités sociales devant la mort. Les statistiques montrent un différentiel de 6,5 années entre l’espérance de vie d’un travailleur manuel et d’un cadre ou d’un professionnel :  les personnes plus instruites jouiraient de meilleures habitudes de vie. Et si vous êtes un Africain, vous courez le risque de vivre moins longtemps qu’un Canadien.  L’espérance de vie des femmes à la naissance, en Europe comme en Amérique du Nord, excéderait de plus de cinq ans celle des hommes.  Les femmes paient cette longévité par une augmentation des incapacités légères ou lourdes et des maladies non mortelles.

Un brin d’histoire
Reconnaissons d’abord que  dans la plupart des sociétés  occidentales,  l’étude  de la mort comme phénomène naturel a toujours été marquée  d’une certaine signification tragique, parfois même nihiliste. Chez les Grecs, les stoïciens soutiennent que la personne présente une forme temporaire qui finira par retourner au cosmos d’où elle vient. Les épicuriens, un peu dans le même sens, disent que la mort  n’est que la décomposition d’agrégats d’atomes,  théorie que reprendra Montaigne. Dans la philosophie grecque, on note ces oppositions entre mortels et immortels, devenir et éternité ou corps et âme.
Au Moyen Âge, on assiste à  l’avènement de la mort punition. Les pandémies exerceront leurs ravages pour rappeler aux hommes qu’ils sont mortels. Ainsi, le choléra, la lèpre, la peste et la vérole qui deviendra la syphilis  sèment la mort : ces maux sévissent au  13e siècle.  Au 14e siècle, la peste noire - la peste bubonique d’un roman de Camus - s’abattra sur la société européenne;  perçue comme une punition divine, elle fera quelque 30 millions de victimes, à peu près la population actuelle du Canada !   Au plan chrétien, l’époque médiévale se méfie de l’extrême-onction, ce sacrement mal-aimé, et l’Église réussira à implanter, au 16e siècle, après le concile de Trente,  une pastorale de la mort dans la foulée de la Contre-Réforme.
Ce n’est qu’au Siècle des lumières que se poseront les jalons de la conception actuelle de la mort :  une dimension à la fois affective et personnalisée qui caractérisera la fin de la vie,  axée sur le salut individuel. Le décès des proches, des êtres aimés devient très émouvant et cette sensibilité nouvelle s’accompagne d’une préoccupation de survie et d’immortalité. L’auteur de l’ouvrage La Mort et l’Occident de 1300 à nos jours, Michel Vovelle, professeur à l’Université de Paris, avoue justement   que si les morts deviennent chers, c’est qu’on investit sur eux! On le faisait déjà dans le cadre des pompes baroques!… On investissait en messes… on investissait en indulgences… Mais c’est une autre forme d’investissement qui s’imposera, qui s’incarnera d’abord dans ce que j’appellerais le modèle anglais, à la fois des funérailles, de l’ensevelissement et du cimetière…  La commercialisation de la mort débute alors :  cette tendance se poursuivra et s’amplifiera même au 19e siècle.
Pendant ce temps, en France, le suicide romantique deviendra à la mode. Le vague à l’âme, ce sentiment d’insatisfaction, de tristesse sans cause apparente, marqué par la rêverie, s’empare surtout de la jeunesse. Les jeunes exigeaient trop de la vie, déçus des promesses chrétiennes et, à l’instar de nombreux romantiques, nourrissaient une préoccupation excessive du bonheur. Au lycée de Rouen, deux amis de Flaubert se suicidèrent et l’auteur de Madame Bovary, avec admiration,  s’écria : Quelle haine de toute platitude, quels élans vers la grandeur ! Au 19e siècle,  on mourait en public et la chambre constituait souvent ce lieu public.
De nos jours, existe d’abord une sorte de fuite  devant la mort : on la considère  presque comme une maladie que la technologie et la science finiront par vaincre.  On peut même parler d’une médicalisation de la mort à l’hôpital dans la mesure où la médecine s’emploie à lutter âprement contre la fin de la vie;  c’est sans doute une raison pour laquelle bien des gens refusent l’acharnement thérapeutique. L’homme contemporain vit donc la recherche illusoire de l’immortalité.
La commercialisation de la mort constitue également un autre phénomène caractéristique de notre époque.  Toutes les activités relatives au décès appartiennent maintenant aux entreprises spécialisées dans le domaine.  On va même jusqu’à convaincre la société des bienfaits  des préarrangements funéraires.  On souhaite causer le moins d’ennuis possible aux vivants. Comme le mentionne avec beaucoup d’à-propos Colette Gendron, professeur à la faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, de nos jours, les gens recherchent une mort discrète, banalisée. Ils souhaitent une mort imprévue et rapide, une mort qui ne dérange pas.

Un interdit de la société occidentale
Certains admettent, d’autre part, que la mort est un phénomène naturel qui met fin à la vie, fait disparaître une personne unique, irremplaçable, ce qui engendre une indignation, un malheur pour la conscience et un mystère pour l’esprit. Par ailleurs, la résurrection et la réincarnation sont, d’une certaine façon, des croyances apaisantes, au dire de Louis-Vincent Thomas, fondateur de la Société de thanatologie et professeur à l’Université de Paris, mais les êtres humains n’ont jamais cessé d’adhérer à de telles croyances  pour lutter contre l’action dissolvante de la mort. L’hôpital est enfin l’endroit où l’on meurt le plus, surtout la nuit et, drôle de paradoxe, on y garde les corps le moins longtemps possible;  les funérailles et le deuil sont également de très courte durée.
D’après le sociologue britannique, G. Gorer, la mort est le principal interdit de la société occidentale et les intellectuels considèrent les funérailles et le deuil traditionnels comme des événements superstitieux et archaïques. Parce que l’on vieillit mieux et que la longévité s’accroît, nous serions moins sensibles à la mort. On a repoussé aujourd’hui l’échéance de la mort, mais on ne gommera jamais son caractère inévitable.
Au cours du 20e siècle, deux mouvements feront toutefois leur apparition et vont jeter un éclairage nouveau sur la mort. Grâce au travail professionnel et aux écrits d’Élisabeth Kübler-Ross,  la société se familiarise avec la mort et ses conséquences.  L’accompagnement des personnes en fin de vie permettra  qu’on soutienne les mourants surtout par une présence accrue et une écoute active.  Pour sa part, une femme médecin anglaise, Cicely  Saunders, met sur pied le projet de soins palliatifs pour permettre aux malades de décéder dans la dignité, la paix et le confort.  Ces deux mouvements,  écrit Colette Gendron,  veulent en somme réhabiliter la mort comme un fait de l’existence et redonner aux malades le contrôle de leur vie. Il nous appartient en effet de prendre en charge cette dernière étape de la vie, sans doute la plus importante, comme nous prenons en charge les autres étapes. De cette façon, nous reprenons contact avec les personnes mourantes et avec notre propre mort.

Incertitude et refus
L’incertitude du moment de la mort, son caractère implacable et son imprévisibilité ne sont pas sans accroître l’angoisse de plusieurs. Quand la mort se présentera-t-elle?  Vous ne savez ni le jour, ni l’heure, ni le lieu, dit l’Évangile. Et comment sera-t-elle cette mort?  Un accident d’automobile?  Une chute malencontreuse? Une crise cardiaque fatale? Une longue et pénible maladie?  Sans aviser, la mort frappe les individus de toutes les conditions :   jeunes et vieux,  riches et  pauvres ;   elle n’épargne personne.
La mort nous attend au bout du chemin. Dans nos sociétés, les statistiques sont éloquentes;  on peut s’attendre à mourir d’un infarctus ou d’un cancer, à moins que ce ne soit d’un accident de la route.  Les risques de mourir d’un accident de travail ou d’un accident d’avion sont moindres. C’est écrit dans le ciel. Une mince consolation :  on meurt de plus en plus vieux!  Selon Marie-Frédérique Barqué, psychologue et vice-présidente de la Société de thanatologie en France, plus de 80 % des décès ont lieu dorénavant après 60 ans et même 50 % après 80 ans. Et la mort sera de plus en plus retardée et c’est la classe des très âgés qui sera davantage affectée.
Nos contemporains ressentent davantage un  sentiment de négation face à  la mort. Ne vivons-nous pas dans un monde du spectacle, de l’apparence et dans une société du divertissement, c’est-à-dire une société où tout détourne l’homme de songer aux problèmes essentiels qui devraient le préoccuper. Dans un article du Devoir,  Jacques Languirand déclarait récemment avec beaucoup de pertinence :  La familiarité avec la mort n’existe plus. On la cache. Nos valeurs économistes héritées du système capitaliste - l’argent, la beauté, la jeunesse -, tout est opposé à la mort, finalement. Et maintenant, avec l’incinération, la rencontre se fait avec une potiche. Les cérémonies se font autour d’un pot. On éjecte la mort. C’est sale.  Et on n’a pas le souffle pour une réflexion.  Il y a eu quelque 50 000 décès au Québec en 2001. Mais la mort est taboue actuellement;  en parler déplaît à presque tout le monde. On n’imagine pas qu’il s’agit d’un fait naturel inscrit dans nos gènes.

La mort donne tout son prix à notre existence
Les êtres humains peuvent vivre et oublier qu’ils vont mourir.   Les familles  se soustraient le plus possible à leurs responsabilités en confiant au salon funéraire toutes les tâches relatives à la mortalité d’un des leurs. Tout le monde agit comme si la mort n’existait pas. C’est déjà ce qu’évoquait Montaigne :   Ils vont, ils courent;  de mort, nulle nouvelle.   Le philosophe proposait donc d’aimer profondément la vie, la vie telle qu’elle est ; le fait qu’elle ait une finitude devrait justement nous amener à la chérir davantage.
La réalité est donc bien là, la mort existe,  et c’est comme si on prenait un plaisir  inconscient à l’occulter, à moins que ce ne soit que la crainte et l’angoisse de partir… Ce que malheureusement plusieurs ignorent, c’est que la mort  donne tout son prix à notre existence. Plus vous penserez à la mort, meilleure sera votre vie, plus vous apprécierez tout ce que vous faites au quotidien, vous ne verrez plus vos proches de la même manière. Car votre vie n’est pas sans fin !

André Ledoux
http://andreledoux.blogauteurs.net/blog/wp-admin/post.php?action=edit&post=70
À lire : le chapitre consacré à la fin de la vie dans notre ouvrage : Vivez mieux, Vivez plus vieux,  Guide pour une vie en santé, Boucherville, Les Éditions de Mortagne, 2006

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                        Saviez-vous que le foie est  un des organes les plus importants du corps humain et que ses multiples fonctions sont reliées à un grand nombre de malaises et de maladies ? Véritable laboratoire, le foie  filtre quotidiennement  quelque 600 litres de sang, régularise les fluides corporels et transforme  tout ce que nous absorbons comme aliments ; c’est aussi une usine de blocage des poisons :  pesticides, colorants artificiels, gaz carbonique, fumée de cigarette, air pollué, etc.  C’est  un organe de désintoxication qui purifie le sang. Le  foie est  indispensable à la plupart des fonctions de notre organisme  et son état affecte grandement la santé.  Les Anciens considéraient le foie, avec raison, comme le siège de la vie.

 

Des ennemis

 

                        Les  frustrations de toutes sortes, les inquiétudes, les soucis sont des ennemis du foie ; ces émotions négatives entravent son fonctionnement et contribuent à l’engorger.  Devant quelqu’un qui manifeste des idées sombres, de l’angoisse, ne sommes-nous pas portés à le réconforter en lui disant :  « Cesse de te faire de la bile ! »  On voit donc que le foie est au cœur de notre santé physique et mentale.

            L’alimentation demeure primordiale pour conserver toute la vitalité à cet organe vital.  L’alcool, les gras saturés, les fritures, le café au lait et les sucres raffinés, je ne vous apprendrai rien,  tous ces aliments pris régulièrement, et en grande quantité, sont nocifs à la santé du foie. Quand la fonction hépatique se détériore, l’assimilation des aliments se fait moins bien et les nutriments sont moins bénéfiques pour l’organisme. Une kyrielle de malaises peuvent alors surgir : digestion lente, ballonnements, aérophagie, somnolence après les repas, fatigue, constipation… Le sang est moins épuré, la circulation générale ralentit, ce qui conduit à la frilosité, aux ennuis  comme les varices, les hémorroïdes, l’œdème, les migraines, les  jambes lourdes, etc. L’encrassement des humeurs est imminent; la surcharge de toxines demeure intimement liée au développement des maladies dégénératives.

           

Comment traiter son foie

 

                   En revanche, plusieurs aliments s’avèrent très profitables au foie: les céréales entières (avoine, millet, blé, riz, seigle), les huiles de lre pression à froid (huile d’olive, de carthame, de tournesol, de sésame),  les fruits, les légumes et le yogourt. La carotte, sous  forme de potage ou de jus,  est particulièrement indiquée pour soulager les ennuis hépatiques.        

            Ce qui est essentiel, toutefois, c’est de drainer cet organe vital. Si vous voulez lui donner du répit,  il serait souhaitable de  faire, deux ou trois fois par année, aux changements de saison, des cures de dépuration. Les recettes abondent. Ainsi, pendant trois ou quatre jours, vous ne consommez que des jus de légumes (de la carotte surtout) et de l’eau de source en bonne quantité. Par contre, la panoplie de la phytothérapie, amie du foie,  est plutôt connue : le pissenlit, l’artichaut, le radis noir, le chardon-marie et le boldo sont  fortement recommandés pour traiter  les lenteurs hépatiques ou pour procéder à une épuration systématique.  Pour ne citer qu’un exemple, vous pouvez  utiliser du jus de radis noir avec boldo et artichaut, en ampoules, pendant une quinzaine de jours, une cure qui s’avère très bénéfique. Les suggestions pour purifier cet organe ne manquent donc pas.

            Il faut toutefois être prudent quand on décide d’entreprendre une cure à base de plantes. Les personnes qui souffrent d’une maladie hépatique ou ayant subi une ablation de la vésicule biliaire devraient consulter un professionnel de la santé.

            Oui, au printemps, occupez-vous de votre foie; il vous le rendra bien. Plusieurs moyens sont à votre disposition et profitez-en alors pour réduire les écarts dans votre régime alimentaire… Et n’oubliez  pas de faire un minimum d’exercice, surtout en plein air ; vous activerez ainsi la circulation sanguine et votre foie s’en portera mieux. Un foie qui fonctionne bien, c’est la garantie de l’efficacité dans la digestion, d’une énergie enviable, de la clarté d’esprit et d’une superbe forme.

 

                                                                                                     André Ledoux

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Que me reste-t-il de la vie?  Que me reste-t-il ? Que cela est étrange, il ne me reste que ce que j’ai donné aux autres.

 

Vara Tekeyan

 

 

            Il est pertinent de poser la question : que serait notre société sans l’action bénévole ?  Au Québec, près de 2 millions de personnes consacrent annuellement environ 310 millions d’heures à la bienfaisance. Près d’un Québécois sur trois s’adonne régulièrement au bénévolat.

            Le dévouement gratuit est répandu dans toutes les sphères de la société. Certains accompagnent les jeunes dans les activités sportives, d’autres s’occupent des visites dans les musées, travaillent dans les bibliothèques, sollicitent des fonds pour les organismes et participent à des conseils d’administration. Sans oublier, bien sûr, ces personnes qui s’engagent dans les secteurs de la santé et des services sociaux. Ils sont présents auprès des malades, des pauvres, des démunis, des aînés et des mourants pour leur apporter tendresse, réconfort et soutien. Bref, les bénévoles sont partout ! Leur engagement est altruiste et magnanime.  La plupart du temps, leur action est silencieuse, puisqu’ils sont  des travailleurs de l’ombre.

            Et qui pratique surtout le bénévolat ?  Ils sont de tout âge, des jeunes, des femmes, des hommes, de toutes les professions et de tous les métiers. Il faut toutefois avouer que les retraités ont la part du lion;  ils ont du temps et veulent souvent exprimer leur reconnaissance à la Providence. Toutes ces personnes ont une seule préoccupation : rendre service, se consacrer à des causes et ce, sans rémunération ! Et il n’est pas exagéré de prétendre que, sans l’action bénévole, la société aurait bien du mal à s’acquitter convenablement de ses obligations. Qui plus est, l’État-providence rebrousse chemin et délaisse de plus en plus les services à la population. Qui peut prendre la relève si ce ne sont les bénévoles empreints de générosité et de grandeur d’âme ?

            La sociologue française, Dan Ferrand-Bechmann,  écrit avec justesse :

Le bénévolat est un phénomène social fondamental dans notre société moderne. Il est une dimension essentielle dans une société où les individus ne veulent être non seulement des hommes de loisir, ni des hommes de pouvoir, ni des hommes d’argent, mais des hommes d’éthique, de solidarité, de lien social, des hommes utiles dans une mécanique tellement complexe que plus personne ne voit qui est son prochain. Le phénomène bénévole est un phénomène à la fois très ancien et très nouveau, reformulation du contrat social, réexpression d’une qualité de la vie en groupe.

 

L’action bénévole rapproche donc les humains que nous sommes et révèle toute la dimension de l’entraide, de la coopération et de la solidarité.

           

            Le bénévolat constitue aujourd’hui une force indéniable de la société. Pourquoi ne pas inciter  nos proches, des amis, des connaissances à joindre les adeptes de la bienfaisance ? En plus de connaître la joie du don de soi, ils exerceront  une influence bénéfique sur les autres

                       

                                                                                             

                                                                                                      André Ledoux

           

           

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            Très au goût du jour, la levée de boucliers contre la prise de vitamines et de minéraux, sous forme de compléments, en étonne plus d’un, même si une des recommandations vient du Fonds mondial de recherche contre le cancer, organisme qui compte des experts et des nombreux oncologues; le Fonds appuie ses dires par de très nombreuses études entreprises sur une période de cinq ans. On s’en prend particulièrement aux mégadoses de vitamine C (1 000 mg et plus) et de vitamine E (400 u.i. et plus).

 Le mythe de l’alimentation équilibrée, vous connaissez ? Des nutritionnistes et des diététiciennes notamment affirment haut et fort que nos aliments contiennent tout ce qu’il faut pour entretenir la santé, mais ces personnes semblent oublier que nos aliments ne possèdent pas la valeur nutritive qu’on leur prête.   En effet, la teneur en vitamines et minéraux des fruits et des légumes commence à diminuer dès la récolte. Ces nutriments sont particulièrement sensibles à la lumière, à l’oxygène et à la chaleur;  la pauvreté en minéraux des  sols et le transport sur de longues distances atténuent aussi leur qualité. De plus, les multinationales de l’industrie agro-alimentaire se sont largement employées à dénaturer nos aliments. D’abord, par les procédés de transformation, le raffinement et l’hydrogénation, ensuite par les additifs de toutes sortes… Affirmer  que notre alimentation est saine et complète, c’est nourrir le mythe de l’alimentation équilibrée.

Utopie donc de croire qu’on peut très bien s’alimenter à partir de nos seuls aliments. Dans son ouvrage remarquable,  Ce que votre  médecin ignore de la médecine nutritionnelle pourrait vous être fatal, le Dr Ray D. Strand écrit judicieusement : Impossible d’atteindre des niveaux optimaux de nutriments par la consommation alimentaire. Si vous désirez diminuer vos risques de développer des maladies dégénératives chroniques, vous devez (le souligné n’est pas de nous) ajouter des suppléments à votre régime alimentaire.

Et que dire d’un métabolisme plus ou moins efficace , en raison de l’âge, qui ne  permet pas de bien assimiler les nutriments.  Lorsqu’on vieillit, la digestion est souvent plus lente, les enzymes moins performantes et l’absorption  dans l’intestin grêle se fait moins bien, sans oublier la lenteur hépatique. Et plus on vieillit, plus le phénomène s’amplifie.

            Très nombreuses sont les études confirmant que les personnes qui consomment des suppléments ralentissent sensiblement le processus de vieillissement ou en réduisent la gravité.  Qu’il me soit permis de citer des arguments de la journaliste scientifique américaine, Jean Carper, arguments puisés dans son magistral ouvrage, Les Aliments pour rester jeunes :

 

·         Les personnes qui prennent des vitamines, tout spécialement de la vitamine C et de la vitamine E, vivent plus longtemps que celles qui s’abstiennent d’en prendre.

·         Les suppléments, par le moyen d’un simple comprimé de multivitamine, peuvent “rajeunir” le système immunitaire.

·         Les personnes souffrant de maladies cardiaques  présentent habituellement des taux sanguins relativement peu élevés d’antioxydants alimentaires, y compris de vitamine E, de vitamine C, de bêta-carotène et de sélénium.

·         Les sujets les plus vulnérables au cancer présentent des taux sanguins relativement faibles d’antioxydants alimentaires, y compris de vitamine E, de vitamine C, de bêta-carotène et de sélénium.

·         Une carence en vitamine B peut hâter la sénilité, provoquer des lésions artérielles, favoriser l’infarctus et induire certains types de cancers.

·         Une faible carence en chrome peut précipiter l’apparition du diabète et des maladies cardio-vasculaires chez les sujets d’âge moyen.

·         Une supplémentation adéquate en calcium et en vitamine D peut, en douze mois à peine, contribuer à prévenir les fractures, même chez une personne de 80 ans et plus.

·         Un apport régulier en vitamines réduit de 70 % les risques du cancer de la peau.

·         Les personnes qui prennent régulièrement des vitamines réduisent de 27 % environ leur susceptibilité à la cataracte.

 

 

Et si le lobby de l’industrie pharmaceutique y était pour quelque chose dans cette guerre contre la supplémentation: les produits de santé naturels concurrencent fermement un bon nombre de médicaments de synthèse dont les effets indésirables se font très souvent sentir, particulièrement chez les personnes d’un certain âge. Soyons donc aux aguets et très critiques à l’endroit de ces nouvelles études qui viennent contredire des années de recherche sur les bienfaits des compléments alimentaires.

Bref, la prise régulière de vitamines et de minéraux nous offre une grande protection contre les infections et le vieillissement.  C’est une sauvegarde pour notre organisme, une police d’assurance peu coûteuse pour conserver une qualité de vie en santé ! Ne boudez donc pas les suppléments de vitamines et de minéraux, surtout si vous êtes une femme enceinte ou qui allaite, une femme dont les pertes menstruelles sont abondantes ou encore si vous appartenez au groupe d’âge des 50 ans et plus. Conclusion : un excellent complexe  en vitamines et  minéraux, 500 mg de vitamine C, la reine des vitamines, voilà une clé de la prévention, une garantie contre  les carences alimentaires, le stress,  la pollution et surtout l’immunodéficience !

 

 

                                                                          André Ledoux

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                      Le féminisme et l’aide aux hommes en difficultés

 

            Les féministes extrémistes vont certes protester avec véhémence  à l’idée de rappeler leur ascendant et leur emprise sur les autorités gouvernementales grâce à des leviers comme le Conseil du statut de la femme, le Secrétariat à la condition féminine, la Fédération des femmes du Québec et le reste. La mise sur les tablettes, à toutes fins utiles, du rapport Rondeau qui recommandait d’accroître les ressources destinées aux hommes est une preuve manifeste de l’influence d’un féminisme de mauvais aloi.  Suite à la publication de ce rapport, 17 groupes de femmes dont la Fédération des femmes du Québec se sont attaqué au contenu de l’étude dans un document intitulé Comment fabriquer un problème, paru en décembre 2004. Le rapport a été déchiqué par le puissant lobby du féminisme institutionnel (un problème « fabriqué », n’est-ce pas ?), d’écrire Mario Roy de La Presse, et conséquemment classé dans le classeur des affaires classée. Dans les milieux bien informés, on n’hésite pas à dire que certaines féministes veulent sauvegarder leurs privilèges et continuer à recevoir leurs subventions.

Pourtant,  la détresse de certains hommes et leurs besoins sont criants. L’affaire Guy Turcotte en témoigne largement : ce médecin cardiologue  a assassiné ces deux jeunes enfants, avant de tenter de se suicider,  à Piedmont, le 21 février 2009, à la suite d’une séparation conjugale. Ce tragique événement nous renvoie au documentaire L’amour qui tue, du réalisateur Joël Bertomeu. Sous l’effet de l’échec, d’un revers sentimental ou d’une calamité, des hommes vont exprimer leur souffrance dans une violence extrême. Si tous  ne commettent pas toujours l’irréparable, il n’en demeure pas moins que, dans l’adversité, la plupart se renferment, cachent leurs sentiments et deviennent stoïques. Sans juger ou humilier les hommes en difficultés,  le système doit s’adapter à la mentalité masculine et développer l’aide et les services appropriés qui leur seront d’un précieux secours.

            Le rapport Rondeau, remis au ministère de la Santé et des Services sociaux en janvier 2004,  préconisait justement une ouverture sur les réalités des hommes pour répondre à leurs besoins. Plusieurs  lignes directrices du document méritent considération :

 

Ø  Fournir des services pour les hommes en situation de crise.

Ø  Mieux former les intervenants et les intervenantes qui doivent travailler auprès de la clientèle masculine.

Ø  Adapter le mieux possible la prestation des services comme la lutte aux comportements violents ou l’accessibilité aux soins pour les hommes abusés sexuellement.

Ø  Promouvoir les saines habitudes de vie pour rendre les hommes soucieux d’une prise en charge de leur santé.

Ø  Revaloriser l’image des hommes dans la publicité et les médias pour renforcer l’estime de soi d’un certain nombre d’individus.

Ø  Améliorer tout ce  qui s’appelle service et soutien aux hommes.

Ø  Réfléchir à la condition masculine et effectuer des recherches dans le domaine pour contribuer à élargir les savoirs sur les réalités des hommes pour mieux intervenir ensuite auprès d’eux.

 

            Il est clair qu’il importe de donner suite aux recommandations du rapport Rondeau. C’est le seul document de base qui décrit très bien les besoins des hommes au Québec, tout fournissant des éléments de réponse.

 

                                                                                               André Ledoux

 

 

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